Toulouse : Du fond de sa cellule, le conjoint violent aurait envoyé 6.700 messages de menace à sa victime

VIOLENCE L’ex-conjointe, au bout du rouleau et effrayée par la perspective d’une libération prochaine, a déposé plainte

H.M.

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La maison d'arrêt de Seysses, près de Toulouse.
La maison d'arrêt de Seysses, près de Toulouse. — FRED SCHEIBER / 20 MINUTES

EDIT : L’homme a été condamné à huit mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Toulouse

C’est la peur qui a poussé une Toulousaine à déposer plainte, le 7 janvier, contre son ex-conjoint qui purge actuellement une peine de quinze mois de prison pour des violences conjugales à son encontre. Car la détention n’a pas empêché cet homme de 35 ans de poursuivre ses violences, sous forme de harcèlement moral cette fois.

Les recoupements effectués par les enquêteurs du commissariat du Mirail ont mis en évidence plus de 6.700 appels ou SMS adressés en l’espace d’un an à la plaignante, dont certains la menacent de mort.

Une victime en grande détresse

De source policière, c’est l’imminence de la libération du harceleur présumé qui a poussé la victime à entamer la procédure. Elle a été vue par un médecin légiste au moment du dépôt de sa plainte qui n’a pu que constater son stress et son état de détresse. Il lui a prescrit cinq jours d’Interruption temporaire de travail (ITT).

L’homme a été extrait lundi de sa cellule de la maison d’arrêt de Seysses. Placé en garde à vue pour "menaces de mort sur ex-conjointe" et "violences psychologiques", il a nié l’intégralité des faits. Le suspect a tout de même été déféré au parquet ce mardi qui a décidé de le présenter au tribunal dans le cadre d’une comparution immédiate.