Pour qu'Aéroscopia décolle

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« Ce serait une erreur de ne pas faire Aéroscopia. » Hier, Claude Terrazzoni, président de la chambre de commerce et de l'association Terre d'envol, a lancé un appel en faveur du futur musée aéronautique. Son avenir est suspendu à un feu vert de la Communauté urbaine du Grand Toulouse. Dans les cartons depuis plusieurs années, ce projet commençait pourtant à prendre forme : le site était retenu, l'architecte choisi et la consultation sur le futur gestionnaire lancée. Mais il y a quelques semaines, Pierre Cohen a émis des doutes sur sa rentabilité, échaudé par le déficit chronique de la Cité de l'espace. « On a des besoins en transports, en logements... est-ce que ce projet est indispensable ? », s'est-il interrogé début janvier. « L'aéronautique attire du monde, nous avons 150 000 visiteurs payants par an sur nos chaînes d'assemblage, cette activité est rentable. Si nous adossions Aéroscopia à cette activité, le musée arriverait rapidement à l'équilibre. D'autant que sur 12,7 millions d'euros d'investissement, Airbus en apporte 3 », note Jacques Rocca, directeur de la communication de l'avionneur. ■