Toulouse: Des plantes plutôt que des tags sur les murs de la rocade

URBANISME Pour lutter contre la pollution visuelle que constituent les tags qui tapissent les murs antibruit de la rocade de Toulouse, l'Etat et la métropole optent pour la végétalisation

H.M.

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Dans le secteur de Lespinet, où les trvavaux d'élargissement de la rocade se poursuivent, des haies seront plantées.
Dans le secteur de Lespinet, où les trvavaux d'élargissement de la rocade se poursuivent, des haies seront plantées. — F. Scheiber - Sipa

Aussitôt nettoyés, aussitôt re-bombés. Les « écrans acoustiques » de la rocade de Toulouse sont idéaux pour servir de toile de fond aux tagueurs et à leurs messages artistiques ou, parfois, politiques. Depuis 2019, la direction interdépartementale des routes du Sud-Ouest (Dirso), gestionnaire du périphérique Ouest, a testé diverses « armes » de dissuasion : grilles anti-intrusion, grillages antitag ou encore occupation du terrain par des fresques artistiques.

Mais la solution la plus efficace apparaît être la végétalisation. Après avoir expérimenté le procédé au niveau de l’échangeur de Minimes, la préfecture et Toulouse métropole annoncent « un déploiement massif de cette technique alliant des objectifs de lutte contre les tags et des valeurs environnementales ».

« Treillis végétalisés »

Dès cet hiver, les murs antibruit situés entre les échangeurs des Ponts-Jumeaux et de Purpan vont donc être recouverts de « treillis végétalisés ». Ces travaux déjà entamés nécessitent d’ailleurs des fermetures nocturnes du périphérique extérieur jusqu’au 5 février. « Ces actions seront poursuivies les deux hivers prochains avec l’objectif de végétaliser l’ensemble des murs régulièrement tagués qui s’y prêtent, soit environ 5 km », précisent l’Etat et la métropole.

Autre lieu, autre technique, dans le secteur Rangueil-Lespinet, actuellement en travaux, des haies seront plantées sur un kilomètre.