Toulouse : En 2028, la ligne 3 du métro sera écolo, « antibactérienne » et made in France

HORIZON Tisséo et le constructeur Alstom ont signé l’énorme contrat de la 3e ligne de métro de Toulouse et dévoilé quelques-unes de ses caractéristiques

H.M.
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Un esquisse des rames d'Alstom qui équiperont la ligne 3 du métro de Toulouse en 2028.
Un esquisse des rames d'Alstom qui équiperont la ligne 3 du métro de Toulouse en 2028. — Alstom
  • Echelonné jusqu’en 2028, le chantier de la ligne 3 du métro de Toulouse est synonyme de 600 emplois pour l’assemblier lauréat, le Français Alstom.
  • Le matériel roulant choisi par Tisséo sera doté d’un freinage électrique, sans émission de particules fines.
  • Et les rames seront équipées de surfaces « antibactériennes ».

Elle n’arrivera que fin 2028 mais on sait déjà ce que la 3e ligne de métro de Toulouse aura en plus. Tisséo a signé mardi son gros contrat avec Alstom. C’est en effet le constructeur français qui a été désigné comme « assemblier » pour fournir le système et les rames, pour un montant de 713 millions d’euros (HT). La « signature protocolaire » du contrat a été l’occasion de dévoiler quelques caractéristiques de ce que Jean-Luc Moudenc (LR) appelle « le métro le plus écologique de France ».

Comme le Val de Siemens, il sera évidemment automatique et ses quais seront isolés par des portes palières. Mais il roulera plus vite et, signe de temps, il y aura non seulement des « surfaces antibactériennes sur les points de préhension » mais aussi « des façades de quai indiquant la densité de personnes à bord des voitures ». Pour l’anecdote, ses passagers pourront aussi circuler d’une rame à l’autre.

Par ailleurs, ce Métropolis sera fait « de matériaux recyclables à plus de 95 % ». Et il bénéficiera d’un « système de freinage électrique ». Les rames n’émettront donc pas de particules fines, ce qui n’est pas anodin pour l’air des stations et permettra de récupérer, puis de recycler, l’énergie de freinage des rames.

600 emplois au plus fort du chantier

Enfin, le futur métro sera construit en France. Selon Jean-Baptiste Eyméoud, le président d’Alstom France, la ligne 3 toulousaine, représente pour le constructeur « 600 emplois dont près de 400 en Occitanie », notamment sur le site tarbais d’Alstom mais aussi sans un futur « QG » créé à Toulouse.

Le chantier doit en effet démarrer comme prévu, fin 2022. Mais il est rééchelonné sur six ans au lieu de trois pour, précise le maire, « épouser un rythme plus compatible avec [nos] capacités financières ».