Grand Ménage dans les rues balayées samedi

Julie Rimbert et Béatrice Colin

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Samedi, Toulouse était une ville morte, sans bus ni avion. Hier, au lendemain de la violente tempête qui a balayé la Haute-Garonne, l'heure était au nettoyage des dégâts et au rétablissement des lignes électriques et téléphoniques. Tout le week-end, les agents de la mairie ont nettoyé les chaussées encore jonchées de branches. Samedi, ils étaient une centaine mobilisés pour dégager près de 250 arbres tombés sur la voie publique et dans des propriétés privées.

Symbole de la violence du vent, le chêne planté à proximité de la cathédrale Saint-Etienne a été scindé en trois. Tuiles et cheminées à terre, toits endommagés, dont celui du TNT, la Ville rose a pourtant été épargnée par rapport au reste du département, où on compte six blessés dont un grave. Le Lauragais a été touché de plein fouet, ainsi que l'ouest toulousain. Au centre-ville de Léguevin, les poubelles jonchaient toujours le sol hier. Poteaux électriques tombés dans les jardins, palissades en mille morceaux et panneaux de signalisation dans les fossés témoignent de la violence de l'épisode de samedi. Dans un lotissement, Jean-Louis, tronçonneuse à la main, tente de débiter le sapin tombé sur son habitation. « Il s'est abattu samedi vers 11 h et a abîmé la gouttière et la cheminée. L'électricité a aussi été coupée et a été rétablie le lendemain vers midi. J'ai passé la soirée à la lueur de la bougie, sans eau chaude. » Il comptait appeler aujourd'hui son assureur pour constater l'importance des dégâts sur sa propriété. ■