Toulouse : Le recours de Siemens rejeté, Alstom construira bien la troisième ligne de métro

JUSTICE Le recours du constructeur allemand Siemens a été rejeté par le tribunal administratif de Toulouse. Le marché, colossal, revient donc bien au Français Alstom

Hélène Ménal

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Vue intérieure des rames d'Alstom.
Vue intérieure des rames d'Alstom. — Alstom

Ce n’était qu’un contretemps. La semaine dernière, la cérémonie de signature entre Tisséo et le constructeur français Alstom pour la construction de la troisième ligne de métro de Toulouse était annulée in extremis. Motif de ce rebouchage du champagne ? Le recours déposé devant le tribunal administratif par  Siemens Mobility, candidat malheureux qui, voyant s’envoler ce contrat à 714 millions d’euros, estimait que son échec n’avait pas été suffisamment explicité par Tisséo.

Mais la requête du groupe allemand, constructeur des deux premières lignes de métro de la Ville rose, vient d’être rejetée par le tribunal administratif, fait savoir Tisséo ce mercredi.

Une ligne de 27 kilomètres

Le contrat décroché par Alstom comprend les rames, les équipements d’automatisme et de voir, l’alimentation et la maintenance. Le constructeur, qui possède une usine à Tarbes, dira probablement lors de la signature s’il compte assembler une partie du matériel roulant de son Métropolis dans la région.

La troisième ligne de métro, aussi appelée Toulouse Aerospace express (TAE), doit traverser l’agglomération d’ouest en est sur 27 km, de Colomiers à Labège, via Matabiau. Annoncée dans un premier temps pour 2024, la date de mise en service a été repoussée à fin 2025, au mieux.