Haute-Garonne : Le survol d'écuries par un drone non identifié inquiète les propriétaires de chevaux

EQUIDE Depuis près de quinze jours un drone non identifié survole des écuries au nord-ouest de Toulouse. De quoi susciter la psychose chez les éleveurs, même si la gendarmerie n’avance pour l’heure aucun lien avec les mutilations de chevaux

Béatrice Colin

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Un cheval dans une écurie (illustration)
Un cheval dans une écurie (illustration) — TheOtherKev/Pixabay
  • En France, les mutilations de chevaux se sont multipliées ces dernières semaines.
  • Dans le secteur de Montaigut-sur-Save, la présence en début de soirée d’un drone survolant les écuries suscite la crainte des éleveurs d’équidés.
  • La gendarmerie a déployé des patrouilles pour trouver le pilote, et connaître ses intentions.

Ils sont sur les dents. Depuis plusieurs mois, les propriétaires de chevaux ne dorment plus sur leurs deux oreilles à cause des mutilations qui se multiplient partout en France. Depuis une quinzaine de jours, ceux de Montaigut-sur-Save, et des communes avoisinantes du nord ouest toulousain, ont le sommeil encore plus léger. Un drone non identifié s’est mis à survoler les haras et centres équestres, sans que l’on puisse savoir qui en est le pilote et quelles sont ses motivations.

L’engin volant a été aperçu une quinzaine de fois en début de soirée ou durant la nuit par des riverains, mais aussi à quatre reprises par les gendarmes. Vu le contexte, et face à la crainte des propriétaires d’équidés, ils ont été sollicités sur cette affaire. Pour tenter de trouver celui qui est à la manœuvre, un hélicoptère et des patrouilles ont été déployés sur le terrain de jour comme de nuit.

Pas d’hypothèse à la gendarmerie

« Ce drone a une envergure importante, il se voit de loin, ce qui laisse à penser qu’il s’agit d’un drone professionnel. Si c’est un professionnel, il peut voler de nuit mais avec une autorisation, ce qui n’est pas le cas des pilotes amateurs », indique un porte-parole de la gendarmerie dont les membres de la brigade de Grenade et du peloton de surveillance et d’intervention (psig) de Toulouse-le Mirail sont mobilisés.

Pour l’instant, aucune piste n’est privilégiée par les enquêteurs qui n’ont pas trouvé trace d’une autorisation déclarée. S’agit-il de quelqu’un qui fait des essais, des repérages ? Une personne malveillante comme le pensent les éleveurs de chevaux ? Un drone confondu avec un avion comme cela a déjà été le cas dans d’autres circonstances ?

« Nous sommes en recherche d’informations, si vous voyez un drone qui passe près de chez vous, merci de le filmer ou de le prendre en photo et de contacter la mairie, nous nous ferons le relais de la gendarmerie », indique sur sa page Facebook la commune de Montaigut. Elle rappelle qu’en cas d’infraction, le pilote peut être condamné à une peine allant jusqu’à un an d’emprisonnement et 75.000 euros d’amende.

Il peut surtout tomber sur un éleveur énervé. Certains se sont organisés. Des rondes déclarées ont lieu et sur les réseaux sociaux d’autres appellent au calme. Et à éviter une réponse disproportionnée.