La calculette du ministère au piquet

Hélène Ménal

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Selon les calculs du ministère, 1 865 élèves supplémentaires prendront en septembre le chemin des écoles de l'académie. Un essor démographique compensé par « la création de 40 postes d'enseignants », a annoncé hier le recteur, Olivier Dugrip, pour qui « la rentrée se présente bien ». La Haute-Garonne, avec 892 élèves en plus, héritera de 15 postes. Toujours selon les estimations officielles, le ratio « enseignants pour 100 élèves » y sera de 5,19, contre 5,35 pour la moyenne nationale.

Parallèlement, le rectorat prévoit de sédentariser dans des établissements précis 60 postes des Réseaux d'aides spécialisées aux enfants en difficultés (Rased) et d'en supprimer 60 autres. Enfin, 21 postes d'enseignants détachés dans d'autres structures disparaissent. A partir des mêmes données, les syndicats et la FCPE, Fédération de parents d'élèves majoritaire à Toulouse, ont fait chauffer les calculettes. Pour eux, l'opération se solde par la suppression de 102 postes académiques. De quoi alimenter la grogne, d'autant que rectorat confirme que la scolarisation des enfants de deux ans (qui atteint 19 % cette année) n'est « plus prioritaire ». Hier soir, des « veillées » étaient organisées dans plus d'une vingtaine d'établissements toulousains. A l'école Ferdinand-de-Lesseps, une trentaine de d'adultes - parents et enseignants - ont dressé un buffet convivial, avant d'entamer un débat sur la situation. ■