Deux gardes à vue et deux libérations

Béatrice Colin

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Hier soir, deux personnes étaient toujours en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur l'attaque de la synagogue de la rue Rembrandt. Après l'interpellation lundi matin de trois personnes et le placement en garde à vue d'un quatrième hier matin, la police a relâché dans l'après-midi deux d'entre eux, un mineur et un adulte, faute de preuves à leur encontre. « Le troisième mineur interpellé lundi pourrait être présenté mercredi matin devant le juge d'instruction », a indiqué le procureur de la République, Michel Valet. Originaires des quartiers de Bagatelle et La Faourette, l'un d'entre eux était connu des services de police mais pour des actes de petite délinquance. Dès le lendemain de l'attaque, une information judiciaire avait été ouverte pour « dégradation volontaire par incendie » et l'enquête confiée à la PJ. Cette dernière s'est notamment servie des prélèvements effectués sur place par la police scientifique et technique et des témoignages du voisinage. Les auteurs encourent jusqu'à vingt ans de prison car les faits ont été commis à l'encontre d'un lieu de culte, ce qui est une circonstance aggravante. Dans le cas récent de l'incendie de la mosquée de Colomiers, le tribunal avait condamné fin décembre deux des dix prévenus à trois ans de prison dont 18 mois avec sursis. ■