« Une charte antennes-relais »

Recueilli par éric Dourel

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Depuis votre entrée en fonction, qu'avez-vous concrètement entrepris concernant l'implantation des antennes-relais ?

Depuis fin août, nous ne donnons plus d'autorisation pour la construction d'antennes-relais sur le domaine public, le temps d'élaborer une charte entre mairie, opérateurs et riverains. C'est aujourd'hui que nous en validons le calendrier. L'idée générale est de constituer un groupe de travail qui va rassembler les aspects juridiques et techniques. Il y aura ensuite un débat et, je l'espère, une décision du conseil municipal. En parallèle, nous sommes en attente d'une validation de la part de l'Agence Nationale des Fréquences concernant une cartographie de l'implantation des antennes-relais sur la ville.

Sur le domaine privé, quelle est votre marge de manoeuvre ?

Nous ne pouvons pas faire grand-chose, si ce n'est faciliter la concertation entre les parties. En revanche nous restons très vigilants sur l'évolution de la réglementation. Entre les derniers résultats d'études scientifiques ou les jurisprudences au niveau de décisions de justice, une reconnaissance des risques sur la santé dus à l'exposition des ondes électromagnétiques fait son chemin.

N'êtes-vous pas en opposition avec le service urbanisme qui accorde des permis de construire aux opérateurs ?

Ce n'est pas juste de dire cela, car tant au niveau du service urbanisme que de l'environnement, nous sommes tous dans la même logique. Et l'urbanisme ne peut donner son avis que sur l'esthétique. Les opérateurs l'ont bien compris. A présent, ils intègrent ces installations dans de fausses cheminées. ■