Coronavirus à Toulouse : Plus de 3.500 PV dressés pour non-respect du port du masque depuis cet été

POLICE Trois mois après la première mesure imposant le masque sur les berges de la Garonne, la police municipale toulousaine a déjà dressé de nombreuses amendes

Béatrice Colin

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Lors d'un contrôle de la police municipale de Toulouse dans le cadre des restrictions prises lors de la crise sanitaire.
Lors d'un contrôle de la police municipale de Toulouse dans le cadre des restrictions prises lors de la crise sanitaire. — Fred Scheiber / 20 Minutes

En fin de semaine, le ministre de l’Intérieur dressait un premier bilan de ce second confinement, annonçant que les forces de l’ordre avaient déjà dressé 117.000 procès-verbaux sur le territoire français. A Toulouse, les policiers municipaux ont, de leur côté, sorti leur souche à PV à plusieurs reprises. Des centaines d’amendes ont ainsi déjà été adressées pour non-respect des restrictions édictées par le gouvernement.

« Comparé au premier confinement, ce qui remonte des équipes, c’est qu’il est aussi plus difficile de l’appliquer au niveau des contrôles, car au printemps il y avait moins de personnes dans l’espace public alors qu’aujourd’hui l’activité économique se poursuit et qu’il y a plus de types d’autorisation de sortie », explique Emilion Esnault, l’adjoint au maire à la sécurité.

Si la règle du port du masque est assez bien respectée en ville, les policiers municipaux sont parfois confrontés à des personnes récalcitrantes. Ils ont d’ores et déjà dressé pas moins de 3.533 PV à 135 euros depuis l’arrêté du 5 août qui rendait son port obligatoire dans certains secteurs de la ville.

Hausse du tapage nocturne

Et en cette période de confinement, ils sont aussi régulièrement sollicités pour des fêtes illicites chez des particuliers. « Entre la sortie du premier confinement et fin septembre, nous avons enregistré plus de 70 % d’appels à allô Toulouse pour des nuisances nocturnes dues à des fêtes privées et soirées en appartement. Depuis le reconfinement, cela s’est un peu apaisé, mais nous recevons encore plusieurs appels par nuit », poursuit l’élu à la sécurité.