Toulouse : Vous avez entendu l’hélicoptère ? On vous dit tout sur le tirage des câbles du futur téléphérique

SPECTACULAIRE Dans le vrombissement des rotors, un hélicoptère tire ce jeudi les premiers câbles de Téléo, le téléphérique toulousain

Hélène Ménal
— 
L'hélicoptère Puma, chargé de tirer les premiers câbles du téléphérique urbain de Toulouse, le jeudi 12 novembre 2020.
L'hélicoptère Puma, chargé de tirer les premiers câbles du téléphérique urbain de Toulouse, le jeudi 12 novembre 2020. — Tisséo Ingénierie
  • Le tirage des câbles du futur téléphérique urbain de Toulouse a débuté ce jeudi 12 novembre, par hélicoptère.
  • Calendrier, balisage, toutes les précautions sont prises pour protéger les oiseaux, parfois rares, et les chauves-souris du secteur.
  • Téléo doit entrer en service durant l’été 2021.

Entre les pompiers mobilisés, les routes barrées et surtout le bruit des pales dans le silence du confinement​, la nouvelle – et spectaculaire – phase de la construction du futur téléphérique n’est pas passée inaperçue ce jeudi à Toulouse.

Un hélicoptère Puma a commencé dès 9h30 à tirer, prudemment et par étapes, les premières « câblettes », fils d’Ariane pour le déroulage des gros câbles définitifs, entre les pylônes situés sur la portion Oncopôle/CHU de Rangueil.

Un calendrier dicté par les oiseaux

Alors, pourquoi maintenant, en plein mois de novembre ? D’abord évidemment parce que l’érection des cinq pylônes est terminée. Ensuite, pour ne pas entrer en collision avec la période de nidification des oiseaux, « qui se déroule de mars à août », indique Tisséo. Car, en survolant la Garonne, Téléo va aussi passer au-dessus d’une zone naturelle particulièrement riche en oiseaux, migrateurs ou « hivernants », et en chauves-souris.

En attendant le drone

La protection de l’avifaune est d’ailleurs la raison du choix de l’hélicoptère sur la portion « Garonne ». Il est en effet capable de déployer d’emblée et sur de longues distances des câbles assez gros et donc visibles pour le peuple des airs. Sur la partie urbaine, entre le CHU et l’université Paul-Sabatier, moins fréquentée, c’est un drone bourdonnant qui prendra le relais le samedi 21 novembre, tirant des câblettes plus fines.

Des disques colorés puis des « cavaliers »

La câblette déroulée au-dessus de la Garonne est aussi équipée d’un « balisage » spécial oiseaux : des fanions vont servir de repère aux hérons et autres milans noirs pour éviter la collision. Une fois tirés, les câbles définitifs s’orneront de « cavaliers de couleur alternativement rouge et blanche », typiques du code aéronautique. Ils serviront à prévenir les hélicoptères comme les oiseaux.

Retardée par la crise sanitaire, la mise en service de Téléo doit intervenir au cours de l’été 2021. Ce transport en commun original, long de 3 km, doit coûter 82 millions d’euros et transporter quelque 7.000 passagers par jour.