Coronavirus à Toulouse : Où vont ceux qui prennent encore l’avion ?

VERTIGE L'aéroport Toulouse-Blagnac annonce une chute vertigineuse de 69% de son trafic passagers au troisième trimestre

H.M.

— 

Illustration aéroport Toulouse Blagnac international.
Illustration aéroport Toulouse Blagnac international. — SIPA

Paris​ et Londres. Voilà les destinations les plus fréquentées au cours du troisième trimestre de cette année plombée par l’épidémie de Covid-19 par les – rares – passagers de l'aéroport Toulouse-Blagnac (ATB). La plateforme dévoile en effet sans surprise ce lundi une chute vertigineuse de son trafic global pour la période : – 69,4 %, avec seulement 761.735 passagers.

Les lignes vers Paris (Orly et Roissy confondus) ont perdu plus de la moitié de leurs voyageurs par rapport au troisième trimestre 2019. Au point qu’au mois d’août, une parenthèse déconfinée maintenant lointaine, le trafic régional (en retrait tout de même de 42 %) a supplanté pour la première fois celui vers la capitale.

Confirmant la tendance aux vacances dans l’Hexagone, certaines destinations affichent même « des croissances positives en août ». C’est le cas de Nice, Strasbourg, Ajaccio, Figari et Bastia, les trois premières villes étant celles qui ont été les moins impactées au cours des trois derniers mois par la crise sanitaire.

Amsterdam, Bâle et Naples

Le trafic international a connu un trimestre cauchemardesque avec une chute de voyageurs de 83 %, faute le plus souvent d’avion. Dans ce contexte, la destination la plus demandée après Londres est Amsterdam. Les trois villes de l’espace Schengen qui ont le mieux résisté à la baisse de fréquentation sont Malte, Bâle et Naples.

Et même les colis n’ont pas sauvé la situation de l’aéroport toulousain puisque le trafic de fret et postal a chuté de 34 %.