Toulouse : Le Français Alstom remporte le marché colossal de la troisième ligne de métro

JACKPOT Entre les quais, les rames automatiques et la maintenance ce marché géant remporté par Alstom est de plus de 710 millions d’euros, hors taxes

Hélène Ménal
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L'aménagement intérieur des rames du Métropolis d'Alstom.
L'aménagement intérieur des rames du Métropolis d'Alstom. — Alstom
  • C’est le modèle Métropolis du Français Alstom qui a été choisi pour équiper la troisième ligne de métro de Toulouse.
  • Le constructeur a proposé des rames automatiques de 2,70 m de large, capables d’atteindre une vitesse moyenne de 41 km/h.

Comme à Barcelone, Budapest ou Sydney, c’est dans les rames du Métropolis du groupe Alstom que voyageront bientôt les usagers du métro de Toulouse. Le constructeur français a été retenu par Tisséo pour construire la 3e ligne de métro de la Ville rose, attendue pour fin 2025.

Pour ce marché colossal, à 713,6 millions d’euros (HT), Alstom était en compétition avec l’Allemand Siemens (constructeur du VAL toulousain), le groupe italo-japonais Ansado-Hitachi et l’Espagnol CAF associé au français Thalès.

« La proposition d’Alstom était à la fois la moins chère et la meilleure techniquement », a indiqué ce mercredi Jean-Michel Lattes, le président de Tisséo Collectivités, au moment de présenter le lauréat en comité syndical.

Un choix régional ?

Alors, à quoi ressemblera la troisième ligne de métro ? Elle sera automatique, comme les deux précédentes, mais plus large, avec des rames géantes de 2,70 m, contre 2,06 m pour le VAL. Plus rapide aussi, puisque la vitesse commerciale moyenne promise est de 41 km/h contre 35 km/h pour l’instant. Au moment de la mise en service, Alstom, qui s’occupera aussi de la conception des quais et de la maintenance, prévoit de faire rouler des rames de 36 mètres de long pouvant emporter 286 passagers, qui pourront s’allonger plus tard à 48 mètres pour 386 voyageurs.

Les détails du marché n’ont pas tous été révélés. Alstom dispose d’une unité de fabrication à Tarbes. Ce choix pourrait donc bénéficier à l’économie régionale de l’Occitanie au sens large.