Attentat à Conflans : Des féministes arrêtées à Toulouse après avoir collé des caricatures liées à Mahomet

DROIT AU BLASPHEME Les trois militantes voulaient recouvrir les murs du centre-ville d’affiches avec l’inscription : « Et le cul de Mahomet, on a le droit ? »

20 Minutes avec AFP

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Des agents de la Police municipale, Place du Capitole à Toulouse.
Des agents de la Police municipale, Place du Capitole à Toulouse. — FrŽdŽric Scheiber/20MINUTES

Trois jours après la décapitation de Samuel Paty, des militantes féministes voulaient exercer leur « droit au blasphème ». Elles ont été arrêtées lundi soir par la police au cours d’une action de collage dans les rues de Toulouse d’une caricature de Charb représentant un postérieur nu à côté de l’inscription : « Et le cul de Mahomet, on a le droit ? »

« Une action risquée »

Armées de seaux remplis de colle et de brosses, les trois militantes avaient pour ambition de coller un millier d’affiches « pour inonder le centre-ville de Toulouse ». Interpellées par des passants curieux de la finalité de leur démarche, ou même agressifs, les militantes ne répondent pas ou très peu. « Il faut aller vite car ça reste une action risquée, on n’est pas là pour donner une conférence de presse », a alors affirmé l’organisatrice de l’action qui préfère garder l’anonymat. « Un homme a été égorgé, en France, pour avoir montré des caricatures », a-t-elle finalement lancé auprès d’un badaud très insistant.

Une demi-heure à peine après le début de leur action, elles ont été interpellées par des policiers et emmenées au commissariat pour « délit d’affichage sauvage », notamment sur des sites classés.