Couvre-feu à Toulouse : Ce n’était qu’une parenthèse, les bars referment en journée

INTERMITTENCE La justice avait autorisé vendredi les bars de Toulouse à rouvrir en journée. Mais un nouvel arrêté préfectoral change à nouveau la donne

Hélène Ménal

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Une brasserie de la place du Capitole à Toulouse.
Une brasserie de la place du Capitole à Toulouse. — F. Scheiber - Sipa

Fermé, ouvert, refermé. De quoi donner le tournis aux habitués. La « fenêtre » de liberté arrachée vendredi devant la justice par les bars de Toulouse n’a duré que quelques heures. Saisi par un collectif de professionnels, le tribunal administratif avait suspendu l’arrêté préfectoral imposant la fermeture en journée des débits de boissons situés en zone d’alerte maximale. Mais le préfet, Etienne Guyot, a rapidement mis fin dès samedi midi aux espoirs de refaire l’apéro.

Dans un nouvel arrêté préfectoral, celui délimitant le périmètre du couvre-feu sanitaire – 43 communes –, il prend la peine d’énumérer les établissements de la zone qui « ne peuvent accueillir du public, à toute heure de la journée ». Les débits de boissons sont en haut de la liste, tout comme les établissements de jeux, ou les lieux d’exposition.

A moins d’une nouvelle procédure en urgence contre le nouvel arrêté, tous les bars dans le périmètre du couvre-feu sont donc fermés jusqu’au 14 novembre.

289 cas pour 100.000 habitants

Les autorités précisent que tous les indicateurs dépassent le seuil d’alerte maximale dans la métropole de Toulouse. Le taux d’incidence du Covid est de 289,5 cas pour 100.000 habitants, pour un seuil d’alerte à 250. Chez les plus de 65 ans, ce taux atteint 181 (seuil à 100) et 36,7 % des lits de réanimation d’Occitanie sont occupés par des malades atteints du virus (seul à 30 %).