Toulouse : Les membres de deux associations ramassent près de 230.000 mégots et battent un record

POLLUTION Le record détenu par la ville de Bruxelles a été battu jeudi par les associations Champ d'actions et Unis-Cité qui ont récolté 228.735 mégots en deux heures

J.R.

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En deux heures, près de 228.735 mégots ont été ramassés dans toute la ville de Toulouse.
En deux heures, près de 228.735 mégots ont été ramassés dans toute la ville de Toulouse. — Champ d'actions

Triste record pour la Ville rose. Jeudi, les membres des associations Champ d’actions et Unis-Cité ont procédé à un ramassage des mégots sur la voie publique à Toulouse.

En deux heures, les 226 jeunes participant à cette opération de nettoyage ont récolté 228.735 mégots, battant le précédent record d'Europe détenu par la ville de Bruxelles avec 120.000 mégots.

Cartographie des zones les plus sales

« Nous en avons ramassé dans toute la ville, dans des quantités différentes selon les quartiers, explique Florence Ducroquetz, présidente de l’association Champ d’actions. Dans le centre-ville, où les équipes de voiries passent souvent, nous avons trouvé entre 7.000 et 8.000 mégots alors qu’en périphérie, notamment sur les parkings de grandes surfaces, nous atteignons près de 16.000 mégots ».

Les trois quartiers toulousains les plus impactés par cette pollution sont Balma-Gramont avec 16.500 mégots, Barrière de Paris avec 16.312 mégots et Borderouge et ses 15.000 mégots. L’association va établir une cartographie des zones les plus sales afin de la transmettre à la mairie de Toulouse.

En deux heures de ramassage, les associations ont ramassé près de 228.735 mégots à Toulouse.
En deux heures de ramassage, les associations ont ramassé près de 228.735 mégots à Toulouse. - Champ d'actions

Au-delà de cette grande opération de nettoyage, les associations ont sensibilisé les passants à cette pollution et distribué une soixantaine de cendriers de poche. Un mégot contient 90 substances cancérigènes et 2.500 toxiques. « En 27 minutes, un mégot diffuse 50 % de ces substances dans une flaque d’eau, qui finissent ensuite dans la Garonne, principale source d’eau potable pour les Toulousains », prévient la présidente de Champ d’actions.