Coronavirus en Haute-Garonne : Dépistage géant à la maison d’arrêt de Seysses après la détection de cas positifs

EPIDEMIE Cinq cas positifs au Covid-19 ont été détectés parmi les personnels et détenus au cours du week-end

B.C. avec AFP

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Un gardien de prison dans la maison d'arrêt de Seysses.
Un gardien de prison dans la maison d'arrêt de Seysses. — FRED SCHEIBER / 20 MINUTES
  • Avec cinq cas positifs au Covid-19 détectés au sein de la maison d’arrêt de Seysses, les autorités sanitaires ont décidé de mener un dépistage massif auprès du personnel et des détenus.
  • Près de 500 personnes doivent être testées au cours des prochains jours.

Une grande partie des membres du personnel et des détenus de la maison d’arrêt de Seysses, au sud de Toulouse, est dépisté aujourd’hui et demain. Cette campagne fait à la suite de la découverte en fin de semaine dernière de plusieurs cas positifs au  Covid-19 : trois chez les agents et deux cas parmi les 900 détenus. Un cluster plus compliqué à gérer que dans un cercle familial vu le contexte clos et la densité de population dans cet établissement pénitentiaire.

Près de 500 personnes vont être dépistées ces prochains jours. « On ne peut pas dépister l’ensemble de la prison, soit 1.500 personnes, mais on va dépister ceux à risque élevé. Soit 115 personnes en priorité qui ont eu un contact prolongé, notamment les cantiniers, surveillants et encadrants, ainsi que 374 détenus », explique de son côté Laurent Poquet, directeur de la délégation départementale de l’Agence régionale de santé (ARS).

« Le protocole sanitaire mis en place a prouvé jusqu’à aujourd’hui qu’il fonctionnait. Tous les détenus incarcérés sont testés depuis le début de la crise au quartier arrivants. S’ils sont positifs, on les teste à nouveau 7 jours après. Dans le cadre de ces cas, l’objectif est d’endiguer la contamination », indique Laurens Maffre, délégué syndical Ufap qui participait ce mardi matin à une réunion du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail où la question a été abordée.

Pas de nouvelles entrées en attendant

Depuis lundi, des mesures ont été prises pour éviter tout nouveau cas explique l’Ufap. Ainsi, les détenus qui devaient être incarcérés sont renvoyés vers Montauban ou Béziers, même le mess du personnel est fermé pour une durée de quinze jours.

Si la solution est de tester et d’isoler les détenus positifs, pour le syndicat Ufap, porter un masque lorsque les détenus sont en contact avec l’extérieur en est une aussi. Or le Conseil d’Etat vient d’indiquer dans une décision que la fourniture des masques n’était pas une obligation pour l’administration pénitentiaire. « C’est en peu en décalage avec la réalité, même s’il est certain que si on en fournit deux par jour aux détenus cela aura un certain coût », consent le délégué syndical.