La médiathèque à l'heure du prêt automatique

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La médiathèque José-Cabanis se met à la page. Après trois semaines de fermeture exceptionnelle, l'établissement rouvre ses portes aujourd'hui avec un nouveau système d'automatisation des prêts. Désormais, neuf automates, répartis à tous les étages, se chargeront d'enregistrer les documents empruntés. Une puce RFID (reconnaissance par fréquence radio) placée sur les 160 000 documents de la médiathèque (livres, DVD, CD, etc.) assure l'identification du document et fait office d'antivol.

L'opération est simple, pour « ne pas dérouter l'usager et l'autonomiser », explique Yves Simonnot, le chef du projet. Il suffit de suivre les instructions sur l'écran : passer sa carte d'adhérent sous le rayon laser rouge, poser le document emprunté dans un espace matérialisé sur le plateau, et valider le prêt. L'antivol est désactivé et un reçu fait office de justificatif. Le coût de cette modernisation s'élève à 500 000 euros. « Nous voulons rendre de la disponibilité au personnel, qui pourra ainsi vaquer à d'autres occupations, comme aider les gens dans leurs recherches. Mais nous ne supprimons aucun emploi », assure le responsable. Un automate a également été conçu pour les personnes en fauteuil roulant et bientôt une dixième machine, destinée au retour des documents, sera mis en service à l'extérieur de la médiathèque. ■ C. B.