Coronavirus : Une start-up toulousaine développe un test salivaire (payant) à faire chez soi

SANTE Axiotis a mis au point en mars un test simple envoyé par la poste permettant à l’utilisateur de prélever sa salive pour savoir s’il est positif au Covid-19

Julie Rimbert

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Le kit de test salivaire de la start-up Axiotis comporte un carton buvard et une pipette pour prélever la salive.
Le kit de test salivaire de la start-up Axiotis comporte un carton buvard et une pipette pour prélever la salive. — Axiotis
  • La start-up Axiotis a développé ce test salivaire dès le printemps mais l’arrivée de la deuxième vague de l’épidémie lui permet d’accélérer son développement.
  • Homologué comme le test de référence PCR, il n’est pas remboursé par la Sécurité sociale.
  • La start-up reçoit chaque semaine près d’un millier de prélèvements renvoyé par voie postale.

Son test était prêt dès le printemps mais l’arrivée de la seconde vague permet d’accélérer son développement. La start-up Axiotis, basée à la pépinière d’entreprises du centre Pierre-Potier de l'Oncopole à Toulouse, a mis au point un test salivaire de dépistage du coronavirus, que l’on reçoit par la Poste et réalisable à son domicile.

Un test homologué mais payant qui n’est pas encore remboursé par la Sécurité sociale. Ce nouveau test salivaire est aussi fiable que ceux effectués par prélèvement naso-pharyngé.

Résultats dans les 24 heures

« Le test est à commander sur notre site Internet puis nous l’envoyons par la poste en moins de 24 heures, explique Frédéric Ropiquet, docteur en biologie cellulaire et moléculaire et fondateur d’Axiotis. L’utilisateur doit ensuite simplement déposer un peu de salive sur un petit carton, type buvard, grâce à une pipette fournie dans le kit. Cela convient bien aux personnes qui veulent éviter les files d’attente dans les laboratoires ou qui craignent d’avoir mal avec le test PCR. »

Le carton sur lequel la salive est déposée est une carte FTA, importée des Etats-Unis et utilisée notamment par la police scientifique. Elle permet de fixer et stabiliser l’ADN et l’ARN pendant plusieurs semaines et à température ambiante. Les prélèvements nasopharyngés sont, eux, stockés et transportés à une température de 4 °C. Autre avantage : aucun risque de contamination une fois le prélèvement effectué puisque les bactéries sont détruites par la carte.

L’utilisateur doit renvoyer par une enveloppe fournie par la start-up toulousaine son test salivaire dont il recevra le résultat par mail dans les 24 heures. « Notre test était prêt dès le mois de mars mais nous attendions d’avoir assez de résultats positifs pour valider la technique par rapport au test PCR qui reste la référence », détaille Frédéric Ropiquet. Ce test salivaire coûte 48 €. La start-up en analyse près d’un millier par semaine.