Un appel à l'union contre les opérateurs

Eric Dourel

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Le Collectif 31 de lutte contre l'implantation des antennes-relais de téléphonie mobile vient tout juste d'être créé dans la Haute-Garonne. Il rassemble des comités urbains et ruraux du département qui s'opposent à ce type d'installations. « Le discours officiel disant qu'il n'y a aucune preuve de risque pour la santé des populations n'est plus crédible. Nous avons donc pris la résolution de nous rassembler pour ne plus accepter sans garantie, la pose d'antennes à proximité de nos lieux de vie, de travail et encore moins des écoles », explique Hubert, un des membres du Comité 31.

Partie prenante de cette nouvelle entité, le collectif de La Gloire, qui rassemble vingt-sept foyers sur trente domiciliés dans les immeubles mitoyens du 35-37, rue Labat-de-Savignac. Le 19 novembre, ils ont appris par hasard que SFR s'apprêtait à installer en catimini sur le toit de leur résidence, trois antennes pour le haut débit mobile. Création du collectif, banderoles sur les façades, recours gracieux à la mairie... La réaction fut immédiate. De son côté, l'opérateur a tenté de temporiser en invitant les sceptiques à une réunion d'information. Elle était prévue pour mardi soir. « Il n'y a eu qu'un participant. Peut-être un souci de calendrier ? », s'interroge Patrick Caméo, chargé de communication à SFR Toulouse.

« Nous leur avons demandé de repousser la date et d'organiser une réunion publique dans le quartier », rétorque un résident des immeubles. Visiblement SFR n'est pas très chaud. « Nous préférons mettre en place courant janvier une permanence de trois jours pour instaurer le dialogue », explique le porte-parole de l'opérateur. Pas sûr que la démarche soit bien accueillie... Pour l'heure, seule la conseillère générale Marie-Christine Lafforgue a apporté son soutien aux habitants. A la mairie, c'est silence radio. ■