Il va falloir passer à la caisse

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Les collectivités locales devront mettre la main à la poche pour dépolluer les ballastières. C'est ce qu'a laissé entendre l'armée, lors d'une réunion qui s'est tenue lundi soir à Toulouse, dans les locaux de la Direction régionale de l'industrie et de l'environnement (Drire). Ces quatre étangs artificiels, situés à moins de 200 m du futur Cancéropôle et dans lesquels ont été immergées 4 700 tonnes de nitrocellulose (poudre B utilisée pour la propulsion d'obus), sont la propriété du ministère de la Défense. Le coût de leur dépollution est estimé entre 55 et 80 millions d'euros.

Martin Malvy, président PS de la région, s'est indigné qu' « aucune évolution ne semble apparaître concernant le financement de l'opération, si ce n'est un vain appel aux collectivités territoriales pour financer un plan d'actions incertain aux coûts aléatoires, alors que cette opération est de la seule compétence de l'Etat. » Du côté du conseil général, de la mairie et du Grand Toulouse, personne n'a souhaité faire de commentaires.

E. D.