VIDEO. Toulouse: Le téléphérique Téléo entrera finalement en service à l'été 2021

SURVOL Avec sa silhouette blanche et épurée, le premier pylône du futur téléphérique urbain de Toulouse vent d’être érigé. Mais le projet Téléo a pris au moins six mois de retard pour cause de coronavirus

Hélène Ménal

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Le premier pylône du téléphérique urbain de Toulouse, sur le parking du CHU de Rangueil.
Le premier pylône du téléphérique urbain de Toulouse, sur le parking du CHU de Rangueil. — Tisseo Ingenierie
  • La construction du téléphérique urbain de Toulouse entre dans sa phase spectaculaire avec l’érection du premier pylône sur le parking du CHU de Rangueil.
  • Mais en paralysant le chantier durant deux mois, la crise sanitaire a étiré les délais.
  • L’ouverture de la ligne est désormais prévue pour l’été 2021, avec au moins six mois de retard.

Si vous fréquentez le quartier ou le CHU de Rangueil, les acrobates, de « vrais montagnards » qui « boulonnent » à 63 mètres de haut, n’ont pas pu vous échapper. Et encore moins leur perchoir : le tout premier pylône plutôt design de Téléo, le téléphérique urbain de Toulouse​.

Ce ballet aérien arrive bien plus tard que prévu pour cause de crise sanitaire. « Le chantier a été complètement arrêté pendant deux mois, et il ne reprend pas à un rythme normal, parce que les contraintes ne sont pas les mêmes et que certaines pièces, fabriquées notamment en Italie, ont du retard », concède Francis Grass, le président de Tisséo Ingénierie.

Comme préssenti, les délais de livraison de Téléo s’allongent : alors qu’il devait entrer en service fin 2020, Tisséo penche désormais pour un démarrage « à l’été 2021, sous réserve d’aléas sanitaires nouveaux ».

Des drones pour tirer les câbles

Le pylône « P4 », formé d’un « fût » rectangulaire qui se rétrécit avec l’altitude puis de branches évasées, est arrivé dans le Ville rose en gros morceaux. « Depuis le 22 juin, les tronçons, dont certains peuvent peser 45 tonnes et mesurer jusqu’à 20 mètres de long, ont été acheminés de nuit par convoi exceptionnel », avant d’être « levés » à la grue autour de tiges d’ancrage puis assemblés entre eux, explique Rémi Torres, le conducteur de chantier de l’entreprise Poma.

Elle a été retenue par Tisséo parce que son système ne nécessite que cinq pylônes sur cette ligne aérienne de trois kilomètres, la plus longue de France en milieu urbain, reliant le campus de Rangueil à l’Oncopôle via le CHU.

« Tous les pylônes seront installés d’ici octobre », assure Vincent Conan, le chef de projet. Parallèlement à ce volet spectaculaire, la construction des stations avance, à flanc de colline à l’hôpital Rangueil ou tout près du métro l’université Paul-Sabatier. Et, dans l’usine de Poma, les 15 futures cabines sont en cours de fabrication.

L’épisode 2, annoncé pour l’automne, promet d’être spectaculaire. Ce sera l’attaque des drones, chargés de tirer les câbles.