Coronavirus à Toulouse : En attendant une possible deuxième vague, les cas diminuent toujours au CHU

EPIDEMIE 71 malades du coronavirus étaient hospitalisés ce vendredi au CHU de Purpan, contre 113 une semaine plus tôt

Nicolas Stival

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L'unité des soins intensifs de l'hôpital Purpan, à Toulouse, le 21 avril 2020.
L'unité des soins intensifs de l'hôpital Purpan, à Toulouse, le 21 avril 2020. — Frédéric Scheiber / 20 Minutes
  • Le CHU de Toulouse accueillait ce vendredi 71 malades du coronavirus, dont 20 en réanimation et deux en soins intensifs.
  • L’activité Covid-19 est en baisse constante dans les hôpitaux Purpan et Rangueil.
  • La puissance d’une possible deuxième vague reste une inconnue.

Les chiffres sont éloquents : selon le CHU de Toulouse, 71 malades du coronavirus sont hospitalisés ce vendredi (dont 20 en réanimation et deux en soins intensifs), contre 113 une semaine plus tôt. « L’activité Covid-19 continue à décroître lentement mais de façon certaine », résume Marc Penaud, directeur général du CHU.

Les hôpitaux de Rangueil et Purpan ont enregistré 26 décès de cette maladie depuis le début d’une épidémie qui a relativement épargné la région. « On continue à avoir de nouveaux cas, mais dans une configuration très différente de la vague d’il y a un mois. »

Qui sont ces patients qui arrivent encore, aussi longtemps après le début du confinement, le 17 mars ? « Ce sont les mêmes profils qu’avant, mais nous avons du mal à déterminer d’où vient leur contamination, avoue Vincent Bounes, directeur du Samu de la Haute-Garonne. Ce sont souvent des gens d’environ 55-60 ans, qui ont plutôt bien respecté le confinement. Il y a quelques agents de sécurité, des gendarmes parmi eux, mais pas de soignants. »

En réanimation, « deux tiers des patients sont en surpoids, ajoute Béatrice Riu-Poulenc, cheffe du service réanimation de Purpan. Ce sont souvent des obésités modérées, pas morbides. » Autrement dit, des personnes dont l’indice de masse corporelle est supérieur à 30, mais inférieur à 40.

Déconfinement ne signifie pas retour à la normale

La situation dans les hôpitaux toulousains s’améliore, des patients transférés du Grand-Est rentrent chez eux depuis la semaine dernière, mais une (énorme) inconnue subsiste : quid de l’après-11 mai ? Les médecins insistent : le déconfinement ne signifie pas retour à la normale, et le maintien des gestes barrière restera primordial.

« On ne sait pas quel sera le modèle de la cinétique de la deuxième vague », confesse Marc Penaud. Tsunami ? Vaguelette ? Quelque chose entre les deux ? Impossible à dire aujourd’hui. Pour l’heure, toutes pathologies confondues, 109 lits de réanimation sont occupés dans les hôpitaux toulousains, qui peuvent débloquer jusqu’à 195 lits en cette période exceptionnelle. Habituellement, il y en a 80.