Coronavirus à Toulouse : Non, on ne peut pas survoler la ville avec un drone pour filmer les rues vides

IN THE AIR Un pilote de drone amateur a été convoqué par la brigade de gendarmerie des transports aériens après avoir tenté d’utiliser un drone en ville

B.C.

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Vue aérienne du quartier Saint-Cyprien à Toulouse.
Vue aérienne du quartier Saint-Cyprien à Toulouse. — F. Lancelot - Sipa

Survoler la Toulouse avec un drone pour faire des photos et vidéos du centre historique vide, certains s’y sont essayés ces dernières semaines. Parfois avec succès, mais pas forcément avec les autorisations en bonne et due forme.

L’un de ses vidéastes amateurs a ainsi aperçu par les policiers municipaux le 9 avril dernier au matin, alors qu’il était en train d’utiliser son engin du côté de la rue Lakanal, juste à côté du couvent des Jacobins, à deux pas du Capitole.

Les agents municipaux l’ont verbalisé, au motif qu’il ne respectait pas les règles du confinement, prendre des photos et vidéos ne rentrant pas dans les motifs de déplacements impératifs prévus par le décret qui régit les restrictions gouvernementales de déplacement. Ils ont aussi transmis cette information à la gendarmerie des transports aériens qui l’évoque sur sa page Facebook.

Cette dernière a décidé de convoquer le télé-pilote. L’intéressé a reconnu les faits et s’est vu confisquer son drone. Mais dans ce genre de cas, les poursuites judiciaires peuvent aller beaucoup plus loin. En effet, le survol d’agglomération par des drones de loisir est strictement interdit. Seuls les drones professionnels et ayant des autorisations peuvent se déplacer au-dessus de l’espace public. Et pour ceux qui dérogent à cette réglementation, selon le ministère de l'Environnement, ils encourent « un an d’emprisonnement et de 75.000 euros d’amende en vertu de l’article L. 6232-4 du code des transports ».