Toulouse : Un conjoint violent tué par un policier lors d’une intervention

VIOLENCES SEXISTES L’homme s’est approché très près des policiers avec un couteau à la main et en les menaçant

20 Minutes avec AFP

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Une voiture de police en intervention. (illustration)
Une voiture de police en intervention. (illustration) — SYSPEO/SIPA

Une intervention pour violences conjugales a mal tourné à Toulouse. Le conjoint violent s’est jeté sur des policiers avec un couteau et a été abattu par l’un d’eux, ont dit samedi des sources proches de l’enquête. Vers 23 h vendredi, une patrouille s’est rendue dans un logement d’un grand ensemble, après l’appel d’une femme dénonçant une agression. Sommé de sortir de l’appartement, l’homme muni d’un couteau s’est dirigé vers les policiers, l’un d’eux a fait feu et l’a touché à la cage thoracique, selon une source policière.

L’IGPN (Inspection générale de la police nationale), la police des polices, a été saisie pour déterminer si le policier était en situation de légitime défense, selon la même source. L’homme de 47 ans, connu pour divers faits de violences conjugales, « était déjà très vindicatif. Et d’un coup, il a surgi, couteau à la main avant de s’en prendre délibérément aux forces de l’ordre à très courte distance. L’un des policiers directement menacés a fait feu », a déclaré à La Dépêche du Midi le procureur de Toulouse Dominique Alzeari.

Une décision qui se prend « en une fraction de seconde »

La scène s’est déroulée dans un quartier périphérique de la ville. Une première patrouille puis une deuxième ont été envoyées sur les lieux pour calmer l’homme, ivre semble-t-il, selon une source policière. « J’ai co-saisi le SRPJ et l’Inspection générale de la police nationale pour procéder aux investigations qui seront approfondies et forcément objectives pour comprendre le déroulé des faits. Même si le contexte paraît clair et cohérent, sans préjuger de quoi que ce soit », a ajouté le procureur.

Pour Didier Martinez, représentant du syndicat policier SGP en Occitanie, le policier était en situation de légitime défense. « C’est l’enquête qui le déterminera, a-t-il ajouté, mais nous avons là un individu violent, armé, qui a foncé sur un policier. La décision se prend en une fraction de seconde, un policier a fait usage de son arme. Ils ont fait leur boulot, les policiers étaient intervenus déjà plusieurs fois à cette adresse pour des violences conjugales ».

« Dans le cadre du confinement, observe le syndicaliste policier, on est de plus en plus dans des interventions à domicile, pour violences conjugales, tapage nocturne. On note une augmentation des différends familiaux ».