Coronavirus à Toulouse : Faute de passagers, les rames du métro sont « raccourcies »

EPIDEMIE A Toulouse, le métro déserté continue de s’adapter au rythme lent du confinement

H.M.

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Dans le métro de Toulouse. Illustration.
Dans le métro de Toulouse. Illustration. — Fred Scheiber/20 Minutes

La fonte est vertigineuse. Le mercredi 11 mars, il y a une éternité, 400.000 Toulousains ont emprunté le métro encore (presque) insouciants. Une semaine plus tard, au « jour 2 » du grand confinement, ils n’étaient plus que 34.000 usagers. Et Tisséo n’a pas les chiffres pour ce mercredi 25 mars, car depuis que la gratuité provisoire a été instaurée, impossible de comptabiliser les validations.

Mais la régie urbaine a tout de même un moyen d’évaluer la même fréquentation : « Nous le faisons de visu dans le métro, grâce aux caméras, et grâce aux retours des conducteurs dans les bus », indique-t-elle.

Des patrouilles de police dans les stations

Et le constat est sans appel. Au point que depuis ce jeudi matin, la ligne A (re) fontionne avec « des rames courtes de 26 mètres » au lieu de 52. Tisséo assure que ces convois, mêmes raccourcis, permettent de respecter la distanciation sociale de rigueur.

Par ailleurs, la fréquence des rames est elle aussi réajustée depuis ce jeudi matin : elle est de désormais de 4 minutes aux heures de pointe et de 5 minutes le reste du temps pour le métro, et de 10 à 20 minutes pour le tram en fonction des tronçons.

Enfin, dernière nouveauté du jour, il y a désormais des équipes cynophiles qui patrouillent dans le métro et des contrôles de police, histoire de rassurer les rares voyageurs.