Toulouse : Une alerte après la découverte d’un rat à la cuisine centrale (qui fournit les cantines)

INTRUS Un rat a été piégé le 11 février dans la cuisine centrale de Toulouse qui prépare notamment les repas des cantines. Le syndicat FO de la mairie, majoritaire, appelle à la vigilance

Hélène Ménal

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Un rat. Illustration.
Un rat. Illustration. — Sipa de PixaBay
  • Les agents de la cuisine centrale ont signalé la présence de rats à la cuisine centrale qui prépare notamment les repas des cantines.
  • Un rongeur a effectivement été piégé le 11 février sur les lieux.
  • Pour le Capitole, qui maintient les contrôles, le problème « semble désormais résolu ».
  • Mais le syndicat FO Municipaux, qui a alerté le CHSCT, demande une inspection poussée du bâtiment.

Un rat qui pend, tout raide, coincé dans la porte d’un compartiment en inox. La photo, diffusée lundi soir par France 3 Occitanie, a été prise le 11 février dans l’espace réservé à la mise en barquette de la nourriture à la cuisine centrale de Toulouse, l’établissement communal qui prépare les repas servis aux pitchouns dans les cantines, aux agents, ou dans les restaurants pour aînés.

Les premières traces de rongeurs sur ce site forcément sensible ont été relevées le 5 février par des agents qui ont donné l’alerte. La mairie confirme qu’un rat a effectivement été piégé le 11 février, soit au lendemain de l’intervention dans les lieux du service communal d’hygiène et de santé pour placer des pièges et appâts. « Depuis lors, plusieurs appâts ont été positionnés pour contrôler au quotidien la situation. Un technicien passe chaque jour (…). Le problème semble désormais résolu », indique le Capitole à 20 Minutes, tout en précisant que le contrôle est maintenu.

35.000 repas par jour

L’incident a toutefois suscité une certaine inquiétude puisqu’il a déclenché de la part du syndicat FO, majoritaire à la mairie, une « alerte » auprès du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). « La présence de rats, c’est déjà inquiétant dans un restaurant privé, mais ça l’est d’autant plus dans un établissement public qui prépare 35.000 repas par jour », souligne Pascal Maynaud, le secrétaire général du syndicat municipal. Il considère que « l’incident est clos » et que les services ont fait « preuve de réactivité ».

Mais le responsable appelle aussi « à la vigilance » autour de « ce bâtiment relativement ancien qui a donné lieu à des ajustements au fil des décennies ». « Maintenant, dit-il, on demande qu’on fasse le tour du bâtiment avec un papier et un crayon et qu’on relève la moindre fissure et tous les points d’entrée potentiels ». D’autant qu’il y a des travaux près de la cuisine centrale, un remue-ménage susceptible de déranger des rats et les inciter à faire leur trou ailleurs.