Municipales 2020 à Toulouse : Des associations tapissent la permanence du maire sortant pour dénoncer la baisse des subventions

POLITIQUE Des militants d’associations ont mené une action jeudi matin contre la permanence de campagne du maire sortant, Jean-Luc Moudenc (LR). Ce dernier va déposer plainte

B.C.

— 

La devanture du local de campagne de Jean-Luc Moudenc, le maire sortant de Toulouse, a été recouvert d'affiches par des militants associatifs.
La devanture du local de campagne de Jean-Luc Moudenc, le maire sortant de Toulouse, a été recouvert d'affiches par des militants associatifs. — Capture ecran Aimer Toulouse

« En 5 ans, -25 % pour les associations, merci Moudenc ». C’est l’un des slogans que l’on pouvait lire ce jeudi matin sur l’une des affiches placardées sur la permanence de campagne électorale du maire sortant de Toulouse, Jean-Luc Moudenc (LR).

A l’appel d’un collectif d’associations, des militants se sont rendus au local de la liste Aimer Toulouse, rue Boulbonne, pour dénoncer « la politique de gentrification qui impacte directement les plus vulnérables et le travail dans nos structures ».

Face à la baisse des subventions aux associations, ils mettent en avant l’octroi de 500.000 euros pour Notre-Dame ou le coût des travaux ramblas sur les allées Jean-Jaurès évalués à 20 millions d’euros.

Parmi les associations, il y avait Act-Up Sud-Ouest ou encore le Droit au logement. Un des militants a été interpellé.

« Des forces politiques radicalisées et gauchistes »

Une action condamnée par Jean-Luc Moudenc et ses soutiens. « Ce matin, l’équipe Aimer Toulouse, que je conduis pour l’élection municipale de mars prochain, a été la cible d’un groupe véhément, bien connu pour ses méthodes dures. Ainsi, toute la devanture de notre local de campagne a-t-elle été souillée par un affichage sauvage qui l’a recouverte totalement. Nous allons déposer plainte », a indiqué le maire sortant dans un communiqué.

« Cette agression n’est pas le fruit du hasard. Elle s’inscrit dans un contexte de montée des violences dans notre ville, à laquelle contribuent des forces politiques radicalisées et gauchistes », a-t-il poursuivi.