Toulouse : Simulateur de vol, wagon postal, expo… Avec trois nouveautés, L’Envol des Pionniers veut décoller

LOISIRS L’Envol des Pionniers a été ouvert voici un an pour célébrer les premiers héros de l’Aéropostale à Toulouse. Pour son anniversaire, le site de Montaudran s’enrichit de trois nouveautés

Nicolas Stival

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Le wagon des postiers, sur le site de L'Envol des Pionniers, à Toulouse.
Le wagon des postiers, sur le site de L'Envol des Pionniers, à Toulouse. — Nicolas Stival / 20 Minutes
  • Inauguré voici un an, L’Envol des Pionniers organise une journée « portes ouvertes » ce dimanche.
  • Ce site toulousain, qui retrace les débuts de l’aéronautique civile, s’enrichit de trois nouveautés, qui doivent doper sa fréquentation.

En décembre 2018, le quartier toulousain de Montaudran voyait naître l’Envol des Pionniers, un espace culturel et ludique en hommage aux premiers héros de l’aéronautique civile. Un an plus tard, le site qui a accueilli les usines du constructeur Pierre-Georges Latécoère pendant la Première Guerre mondiale s’enrichit de trois nouveautés.

Ces « trois expériences », dixit Jean-Baptiste Desbois, avec comédiens en costume d’époque, doivent permettre de doper la fréquentation des lieux. Le directeur de la société gestionnaire (la même que pour la Cité de l’Espace) évoque une année 2019 autour de « 35.000 à 40.000 visiteurs ». « Cela va monter progressivement vers les 50.000-60.000. » Une journée portes ouvertes est organisée dimanche pour l’anniversaire du lieu.

Le wagon postal, à toute allure

Trier des lettres, au rythme infernal de 40 par minute, sans code postal. C’est le défi proposé au visiteur du wagon rouge posté en face du bâtiment principal. Cet engin métallique de 1928, long de 21,60 m, abritait les ambulants postaux, qui officiaient généralement de nuit, entre les gares de Paris-Austerlitz et Toulouse-Matabiau.

Tels des métronomes, ils empilaient le courrier dans des casiers correspondant aux communes, disposés de part et d’autre du couloir. A l’aube, un omnibus reliait Matabiau à Montaudran, où les pilotes de l’Aéropostale le prenaient en charge jusqu’en Espagne, en Afrique ou en Amérique du Sud.

Voler en Bréguet XIV entre Toulouse et Barcelone, comme dans les années 1920

C’est un avion de légende, utilisé pendant la Première Guerre mondiale, puis par Mermoz, Saint-Exupéry et Guillaumet aux temps héroïques de l’Aéropostale. Dans un cockpit reconstitué, après un briefing par un comédien-instructeur, le pilote amateur peut revivre pendant un quart d’heure les sensations de l’époque, avec vent en frontal et odeur d’huile.

En ce temps-là, faute d’instruments précis, on naviguait à vue, avec des repères comme les voies ferrées ou le canal du Midi. Avant d’atterrir (virtuellement) à Barcelone, il faudra traverser un orage, au-dessus des Pyrénées. Le voyage est immersif, grâce à « de vraies images tournées lors d’un rallye Toulouse – Saint-Louis-du-Sénégal voici deux ans », précise Jean-Baptiste Desbois.

L’exposition « Au-delà des limites », entre pionniers d’hier et d’aujourd’hui

Cette expo sera visible jusqu’en août 2020. Elle met en scène héros et héroïnes du passé au côté d’autres contemporain(e)s. Près de l’immanquable Jean Mermoz, des saynètes avec silhouettes, biographies et outils interactifs permettent de découvrir Marcel Moine, Paul Vachet ou Marie Marvingt, Cantalienne à la vie trépidante, troisième femme pilote du monde et à l’origine de l’avion sanitaire.

L'explorateur Christian Clot devant la saynète qui lui est consacrée sur le site de L'Envol des Pionniers, à Toulouse.
L'explorateur Christian Clot devant la saynète qui lui est consacrée sur le site de L'Envol des Pionniers, à Toulouse. - Nicolas Stival / 20 Minutes

Du côté des « modernes », l’aviatrice Dorine Bourneton, première femme handicapée à devenir pilote de voltige, côtoie l’aéronaute Bertrand Piccard, l’ingénieur Romain Charles et l’explorateur Christian Clot.