Toulouse : La métropole dit « non merci » à l’encadrement des loyers

LOGEMENT A Toulouse, un groupe de réflexion composé d’élus et de professionnels juge que l’encadrement des loyers, permis par la loi, n’est pas adapté à la métropole

Hélène Ménal
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Illustration immobilier a Toulouse.
Illustration immobilier a Toulouse. — Alexandre GELEBART/REA
  • Plusieurs candidats aux Municipales 2020 proposent un encadrement des loyers à Toulouse.
  • Un groupe de réflexion, composés d’élus et de professionnels, considère que le dispositif n’est pas adapté à la situation de la métropole.

En dévoilant son programme pour les Municipales 2020 ce jeudi soir, la liste citoyenne et écologiste Archipel doit proposer d’encadrer les loyers à Toulouse. Pierre Cohen (Génération.s.). Mais pour ceux qui sont actuellement aux affaires, la réponse est non.

Dans un timing étonnant, les services de la métropole viennent d’indiquer que le « groupe de réflexion » mis en place il y a plusieurs mois pour étudier cette possibilité permise désormais par la loi Elan jugeait « le dispositif inadapté » à la métropole.

Le groupe qui a planché sur le dossier comprend tout un tas de professionnels du secteur (agents immobiliers, organismes HLM, notaires, etc.) mais aussi des élus comme la maire sortant de Colomiers Karine Traval-Michelet (PS), le maire sortant de Toulouse Jean-Luc Moudenc (LR) ou encore Franck Biasotto (LREM), candidat à Toulouse avec le soutien du MoDem et actuel adjoint en charge du Logement.

Un écart qui se réduit entre public et privé

Ces personnalités ont jugé collectivement que la métropole de Toulouse ne correspond pas aux critères de la Loi Elan. Notamment parce que le loyer médian n’y évolue pas aussi vite que dans d’autres grandes villes et que l’écart entre les loyers du privé et du public « tend à se réduire ». Et, enfin, parce que les prévisions de construction de logements restent élevées, avec 7.000 projets par an en moyenne.

« Au regard des critères énoncés par le dispositif expérimental de l’encadrement des loyers (…), nous estimons qu’il n’est pas opportun de mettre en œuvre, du moins dans l’immédiat, ce dispositif sur le territoire de la métropole, explique le groupe. Nous demeurons néanmoins vigilants quant à l’évolution du marché locatif local ».

Parmi les autres pistes envisagées par ces responsables pour améliorer la situation toulousaine, il y a l’accompagnement des propriétaires « pour la remise sur le marché des logements vacants ».