Toulouse : La justice classe sans suite une affaire de harcèlement sexuel visant deux profs d’université

JUSTICE Les deux enseignants en arts plastiques avaient été exclus de l’université au cours de l’été après leur suspension en mai

B.C. avec AFP

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L'Université Jean-Jaurès, à Toulouse, campus du Mirail.
L'Université Jean-Jaurès, à Toulouse, campus du Mirail. — B. Colin

En mai dernier, deux enseignants-chercheurs en arts plastiques de l'Université Toulouse-Jean-Jaurès étaient suspendus de leur fonction, soupçonnés de harcèlement sexuel et moral à l’encontre de plusieurs étudiants.

Ils ont été exclus à la mi-juillet, la direction de l'université décidant de leur interdire définitivement « d’exercer des fonctions d’enseignement ou de recherche dans tout établissement public d’enseignement supérieur ».

En parallèle du traitement interne de cette affaire, une enquête judiciaire avait été ouverte. Elle vient d’être classée sans suite selon l’avocat d’un des professeurs, Pascal Nakache. « Le procureur a considéré qu’il n’y avait pas d’infraction établie », a-t-il indiqué à l’AFP, confirmant une information de La Dépêche du Midi.

Plainte pour dénonciation calomnieuse

Il a déposé de son côté une plainte pour « dénonciation calomnieuse » contre X et à l’encontre d’une des étudiantes. « Mon client déprime, il a été très affecté par cette histoire, il s’est retrouvé du jour au lendemain exclu de l’université. Mon client considère que cette décision est un début de blanchiment, il entend poursuivre son action jusqu’à sa réhabilitation », a expliqué l’avocat, contacté par 20 Minutes.

« Cette décision va venir conforter le recours qui a été déposé contre la décision disciplinaire de l’université », poursuit Pascal Nakache.

Au total, une dizaine de témoignages avaient été recueillis par l'Union des étudiant-es de Toulouse (UET) qui avait dévoilé l’affaire. Sollicitée, l'université n'a pas souhaité se prononcer.