La police municipale de Toulouse. (illustration)
La police municipale de Toulouse. (illustration) — B. Colin / 20 Minutes

SECURITE

Toulouse : La ville muscle (encore) sa vidéosurveillance et ajoute des « tasers » à l’arsenal de ses policiers

La mairie de Toulouse, qui a déjà installé près de 400 caméras, veut en implanter une cinquantaine de plus. Les policiers municipaux, déjà armés, vont aussi être dotés de pistolets à impulsion électrique

  • La mairie de Toulouse annonce l’installation d’une cinquantaine de caméras de vidéoprotection, en plus des 400 existantes.
  • Elle va aussi doter ses policiers de pistolets à impulsion électrique.
  • L’opposition crie à la démagogie électorale, juste avant les Municipales.

En un mandat municipal, le parc de caméras de vidéosurveillance à Toulouse est passé de 21 appareils à 400. Comme annoncé. Mais l’équipe sortante a décidé d’un « bonus » dans la dernière ligne droite avec le vote ce vendredi en conseil municipal du déploiement d’une cinquantaine de caméras supplémentaires.

« Cette décision est le fruit d’une réalité, explique Olivier Arsac, l’adjoint à la Sécurité. Les demandes sont nombreuses et il reste des trous dans la raquette en particulier dans les quartiers périphériques ».

« Poudre aux yeux »

Les emplacements potentiels de ces nouveaux appareils ne sont pas encore connus. Ce qui le don d’agacer l’opposition qui leur cherche une justification. « Le meilleur service à rendre aux habitants en matière de sécurité, c’est de ne pas l’instrumentaliser à des fins électorales », s’emporte le socialiste François Briançon. « C’est de la poudre aux yeux jetée aux yeux des Toulousains à l’orée d’une campagne électorale », le rejoint Romain Cujives (Archipel Citoyen) qui se montre sceptique sur la capacité des agents à avoir l’œil sur autant de caméras à la fois.

Et l’augmentation des écrans à surveiller n’est pas la seule nouveauté pour les agents de la police municipale. Déjà armés, ils vont être aussi dotés « à la demande unanime de leurs syndicats », de pistolets à impulsion électrique (PIE). « Dans certaines circonstances et dans le cadre de la légitime défense, cela évite de sortir son arme de poing », souligne Olivier Arsac. L’élu pense surtout au « public agité, en lien avec l’alcool la nuit ». Une trentaine de policiers municipaux en service a été blessée cette année à Toulouse.