Toulouse: Deux ans après son installation, Amazon monte en cadence à la veille des fêtes de Noël

ECONOMIE Deux ans après son installation à Toulouse, l’agence de livraison de la marque américaine poursuit son développement et embauche pour faire face à la hausse du nombre de colis traités

Béatrice Colin

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La Ville rose accueille l'une des onze agences françaises de livraison d'Amazon.
La Ville rose accueille l'une des onze agences françaises de livraison d'Amazon. — B. Colin / 20 Minutes
  • Ouverte depuis deux ans à Toulouse, la plateforme de livraisons d’Amazon est passée de 7.000 colis par jour à ses débuts à 25.000 en moyenne aujourd’hui.
  • Elle compte 70 personnes en CDI et plusieurs dizaines en intérim pour faire face aux hausses de trafic avant les fêtes de Noël et en janvier pour les soldes.
  • Une nouvelle agence devrait ouvrir prochainement sur la région Occitanie, côté Languedoc-Roussillon.

Le 29 novembre, jour du fameux « Black Friday », l’agence de livraison toulousaine d’Amazon s’attend à traiter pas moins de 38.000 colis.

Et moins d’un mois plus tard, à la veille des fêtes de Noël, « un pic est attendu avec 53.000 colis », explique Anabelle Alvarez, directrice du site. Soit plus du double de ce qui est traité quotidiennement par les salariés du bâtiment installé route d’Espagne qui en 2017, lors de son ouverture, géraient 7.000 colis.

Pour faire face à cette hausse d’activités, le groupe américain, a décidé de grossir les rangs et recrute actuellement des intérimaires.

180 salariés en CDI et intérim

« Aujourd’hui, nous avons 125 à 130 personnes qui travaillent sur le site, dont 70 personnes en CDI et une cinquantaine en intérim. En 2017, notre objectif a deux ans était de 50 personnes en CDI. D’ici quelques jours nous allons monter à 180 personnes au total et nous allons essayer de convertir après janvier certains postes d’intérim en CDI », a indiqué mercredi Ronan Bolé, président d’Amazon Logistique France.

Parmi les derniers embauchés, Abdelkader, 41 ans. Cet ancien agent de la RATP, a mis un pied dans l’entreprise par le biais de l’intérim avant d’en devenir salarié. « C’est un emploi stable », affirme ce salarié polyvalent qui gagne un peu plus que le SMIC. « Au bout de 2 ans, nos employés touchent un salaire 20 % au-dessus du SMIC », poursuit le responsable qui assure que « sa priorité est leur bien-être ».

Une de ses autres préoccupations est de veiller à réduire la vague de critiques sur l’empreinte carbone des livraisons réalisées par Amazon. Pour délivrer leurs colis à Toulouse, mais aussi Perpignan, Albi ou encore Béziers, les 180 chauffeurs utilisent des véhicules classiques. Certains pourraient bien le faire à terme à bord de vélos cargos, comme cela est déjà le cas à Strasbourg.

Nouvelle agence en Occitanie

Pour éviter que leurs livreurs soient coincés dans les bouchons, les entreprises sous-traitantes ont des logiciels qui calculent en temps réel les meilleurs parcours et évitent ainsi de brûler du gasoil pour rien. « Nous allons aussi développer les points de consignes où les colis seront déposés lorsque le client n’est pas présent. Il y en a une quinzaine à Toulouse. Il sera aussi proposé à l’avenir de pouvoir les déposer dans les comptoirs Amazon présents dans certaines maisons de la presse », affirme Ronan Bolé.

D’ici quelques semaines, l’ouverture d’autres agences de livraison dans la région devrait être annoncée, notamment en Languedoc-Roussillon. Cela permettrait de soulager le site toulousain et de réduire les kilomètres parcourus par les chauffeurs.