Municipales 2020 à Toulouse : LREM rallie le maire sortant Jean-Luc Moudenc (LR)

ALLIANCE Le parti présidentiel a logiquement apporté son soutien au maire sortant de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, candidat à sa réélection

Hélène Menal

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Jean-Luc Moudenc, le maire sortant (LR) de Toulouse multiplie les communications sur son bilan, sans être officiellement candidat.
Jean-Luc Moudenc, le maire sortant (LR) de Toulouse multiplie les communications sur son bilan, sans être officiellement candidat. — ERIC PIERMONT / AFP
  • A Toulouse, les macronistes rejoignent logiquement le maire LR sortant, Jean-Luc Moudenc, dans la course au Capitole.
  • Le député Jean-François Portarrieu est désigné chef de file des marcheurs dans cette nouvelle alliance.
  • A Colomiers aussi, LREM penche à droite.

Qui m’aime me suive. C’était en gros la proposition faite il y a un mois par Jean-Luc Moudenc (LR), le maire sortant de Toulouse, au moment de l'annonce de sa candidature.

Et, après quelques velléités de candidature sur l’aile gauche, les macronistes locaux ont dit banco, en ralliant finalement le favori des sondages. Sur la forme, la République en Marche a apporté officiellement lundi soir son soutien au maire de Toulouse, deux jours avant la « dead line » fixée par ce dernier pour le rejoindre.

Cet accord ne faisait pas vraiment de doute, Jean-Luc Moudenc comptant déjà dans son équipe plusieurs conseillers municipaux macronistes. Celui qui entretient des relations amicales avec le Premier ministre, Edouard Philippe, et qui a pris ses distances avec Laurent Wauquiez au moment des Européennes, a toujours été considéré comme « Macron-compatible ».

« Je salue cette décision constructive et responsable, fruit d’un dialogue de fond mutuellement respectueux (…) Elle écarte les risques de division et annonce un large rassemblement municipal au service des Toulousains, en toute indépendance », réagit l’intéressé. L’édile a annoncé son intention ne pas briguer l’investiture de son parti et neutralise ainsi une éventuelle concurrence au centre.

Des noms dans un mois

LREM, comme les autres partis, a désormais jusqu’au 1er décembre pour proposer des noms à apposer sur la liste, qui sera composée pour moitié de candidats issus de la société civile.

Le député LREM Jean-François Portarrieu sera « le chef de file LREM ». Il était jusqu’ici chargé des négociations entre le parti présidentiel et l’équipe Moudenc. Il connaît surtout les rouages du Capitole pour avoir été membre du cabinet de Pierre Cohen, le maire socialiste battu par Jean-Luc Moudenc en 2014.

Archipel citoyen, la liste alternative rejointe par les écologistes et LFI, se réjouit de cette « clarification du positionnement politique » du maire sortant et de LREM : « s’opposer à l’écologie, poursuivre leur politique de droite en livrant la ville aux marchands, et continuer la politique des alliances de circonstances cimentées par des intérêts bien compris ». « Décidément, le maire sortant aime bien les étiquettes, commente l’entourage de la candidate Nadia Pellefigue (PS-PRG-PCF). La question est de savoir ce que les Toulousains vont retirer de ce non-événement ».

Il n’y a pas qu’à Toulouse que LREM penche à droite. Lundi, le parti présidentiel a aussi apporté son soutien à Damien Laborde (LR), candidat à la mairie de Colomiers, la deuxième ville du département, gérée par la socialiste Karine Traval-Michelet.