Toulouse : Dans quel quartier peut-on encore acheter, quels sont ceux inaccessibles ?

IMMOBILIER Les prix de l’immobilier continuent à grimper dans l’ancien à Toulouse, notamment dans les quartiers huppés du centre-ville

Beatrice Colin

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La place Salengro, à Toulouse. (Illustration)
La place Salengro, à Toulouse. (Illustration) — Simon Decleves/SIPA
  • Ce week-end a lieu le traditionnel salon de l’immobilier au Parc des expositions de Toulouse
  • Les ventes dans l’ancien sont en hausse dans le département de la Haute-Garonne (+3,3 %), tout comme les prix.
  • Les quartiers du centre-ville dépassent le seuil du prix de vente à 4.000 euros du m2, mais certains autres restent accessibles comme le Faubourg Bonnefoy ou les Arènes.

Ce week-end, les Toulousains à la recherche d’un nid douillet vont se précipiter au Salon de l'immobilier​ pour dénicher la perle rare. Et ils ne seront certainement pas les seuls à déambuler de stand en stand pour se renseigner sur les meilleurs taux de prêt ou encore les secteurs ou acheter.

La crise immobilière de 2008 est bien loin, le nombre de ventes dans l’ancien devrait d’ailleurs battre un record en Haute-Garonne, en hausse de 3,8 % cette année selon la Chambre des notaires qui présentait ce mardi les prix de l’immobilier.

Et si les ventes sont au beau fixe, les prix sont aussi dans l’ascenseur. La hausse est ainsi de 2,8 % dans les appartements anciens à Toulouse entre le 1er juillet 2018 et le 30 juin 2019 avec un prix médian de 2.980 euros/m2, loin derrière Bordeaux et ses 4.270 euros/m2.

Prix médian à Toulouse dans l'ancien quartier par quartier et évolution entre le 1er juillet 2018 et le 30 juin 2019.
Prix médian à Toulouse dans l'ancien quartier par quartier et évolution entre le 1er juillet 2018 et le 30 juin 2019. - Notaires de France - BDD Perval

Mais derrière ces chiffres se cachent de fortes disparités entre le quartier le plus cher, celui de Saint-Etienne (4.800 €/m2) où les prix ont grimpé de plus de 15 % en un an, et celui de Lafourguette à 1.800 euros du m2.

« Ce sont les quartiers du centre-ville qui ont bénéficié des plus fortes hausses et il y a désormais une fracture entre les quartiers les plus chers et les moins chers alors qu’avant les hausses de prix étaient harmonieuses sur toute la ville », relève Philippe Pailhès, le président de la Chambre des Notaires qui a enregistré de nombreuses ventes au-dessus du million d’euros, chose rare auparavant.

Prix médian à Toulouse dans l'ancien quartier par quartier à moins de 2.500 euros/m2 et évolution entre le 1er juillet 2018 et le 30 juin 2019.
Prix médian à Toulouse dans l'ancien quartier par quartier à moins de 2.500 euros/m2 et évolution entre le 1er juillet 2018 et le 30 juin 2019. - Notaires de France - BDD Perval

Certains quartiers bénéficient ainsi des infrastructures développées au cours des dernières années. Parfois à retardement, comme les quartiers qui se trouvent le long de la ligne de tramway qui bénéficient enfin de ses effets. C’est le cas du Fer-à-Cheval (+14,3 %) ou encore des Arènes (+2,8 %), un quartier populaire où le prix au m2 est à 2.500 euros quand il se trouvait à moins de 2.000 euros il y a trois ans.

Bonnefoy et troisième ligne

Les faubourgs sont moins recherchés et les prix y restent en deçà du prix médian. C’est aussi le cas de la Roseraie, à deux pas stations de métro du Capitole, dont le parc de logements est vieillissant. D’autres quartiers du centre-ville restent abordables, comme celui de Matabiau-Bonnefoy qui ne voit pas encore ses prix s’envoler malgré le vaste projet de réhabilitation du quartier de la gare.

« Il y a eu les effets d’annonce de la Tour Occitanie dans ce secteur, mais ils sont retombés. Pour moi c’est un quartier où l’on peut investir car le prix de base est intéressant et que l’on peut facilement y trouver des opportunités. Tout comme les quartiers qui se trouvent sur le tracé de la troisième ligne de métro, notamment La Terrasse, l’Ormeau ou les Sept-Deniers », poursuit Philippe Pailhès.