« Gilets jaunes » à Toulouse : Un observateur en gilet bleu blessé par une charge de police samedi

MANIFESTATION Un membre de l’Observatoire des pratiques policières a été blessé samedi à Toulouse lors de l’acte 43 des « gilets jaunes »

Béatrice Colin

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Deux membres de l'Observatoire des pratiques policières, à Toulouse, lors de l'acte 14 des "gilets jaunes".
Deux membres de l'Observatoire des pratiques policières, à Toulouse, lors de l'acte 14 des "gilets jaunes". — F. Scheiber / SIPA

Il s’en sort avec une plaie sur le crâne et des côtes cassées. Pascal, un membre de l’observatoire toulousain des pratiques policières (OPP) a été blessé samedi, peu après 17h, lors de l’acte 43 des « gilets jaunes ».

« Il a été poussé à terre par l’un des policiers qui l’a visé directement et l’a fait chuter au cours d’une charge inutile et excessive », dénonce l’observatoire, qui réunit des membres de la Ligue des droits de l’Homme, le syndicat des avocats de France et la Fondation Copernic.

Pascal a rapidement été pris en charge puis évacué par les pompiers aux urgences de Purpan. Pour l’Observatoire, l’homme à la chasuble bleu et jaune a été visé sciemment. En février dernier, lors de l’acte 12, un observateur avait déjà été blessé.

La préfecture répond

Depuis plusieurs mois, ses membres dénoncent la présence de la brigade anticriminalité ainsi que celle de la compagnie de sécurisation et d’intervention dans ce qui relève d’opérations de maintien de l’ordre.

« Les policiers en civil qui ont agressé notre camarade ont ainsi donné un nouvel exemple de leur parfaite incompétence à assurer des opérations de maintien de l’ordre. Loin d’apaiser la situation, ils créent des tensions inutiles dans une logique de recherche de l’affrontement, sans commune mesure avec la réalité de la situation », insiste l’Observatoire qui pointe « un climat d’oppression et de peur destiné à décourager les citoyens d’utiliser le droit constitutionnel à manifester ».

Pour la préfecture de la Haute-Garonne, sollicitée par 20 Minutes, « cet observateur, parfaitement reconnaissable, n’est jamais visé par les forces de l’ordre au cours d’opérations de maintien de l’ordre ». Et d’ajouter, « toutefois, il est à noter que le positionnement des observateurs les expose aux projectiles des manifestants violents ainsi qu’aux mouvements de foule ».