Toulouse: Un enfant sous un linceul, une œuvre pour marquer les esprits lors de la journée mondiale des réfugiés

MIGRANTS A l’occasion de la journée mondiale des réfugiés, le street artiste toulousain James Colomina a installé son œuvre militante Le migrant au musée des Abattoirs

Beatrice Colin

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Toujours éveiller les consciences. C’est un peu le leitmotiv qui anime le street artiste toulousain James Colomina. Après avoir déplacé sa sculpture Le migrant dans les rues de Paris en mars, il l’a installée au musée des Abattoirs en cette journée mondiale des réfugiés.

Elle représente le corps d’un enfant allongé sous un linceul, surmonté d’un bateau en origami, symbole des migrants qui meurent en Méditerranée.

Habitué aux happenings, l’artiste a cette fois-ci été sollicité pour installer deux de ses œuvres au sein du musée d’art contemporain qui abrite actuellement une exposition sur « Picasso et l’exil ».

Une oeuvre de James Colomina, street-artiste toulousain.
Une oeuvre de James Colomina, street-artiste toulousain. - Olivier Bac

Une autre sculpture rouge, sa marque de fabrique, représente « un enfant cagoulé, qui dessine une maison, comme l’aboutissement d’un rêve inaccessible, une revendication », explique l’artiste. Cette installation éphémère sera visible jusqu’à vendredi soir. Pour mieux resurgir un jour ailleurs dans la ville. Comme son « Homme à tête de pomme » qui avait pris la place de la statue de Jeanne d’Arc en centre-ville, le temps de son toilettage.