L'Université Jean-Jaurès, à Toulouse, campus du Mirail.
L'Université Jean-Jaurès, à Toulouse, campus du Mirail. — B. Colin

SOCIETE

Toulouse: Trois nouvelles suspensions pour «harcèlement sexuel» à l'Université Jean-Jaurès

Après la suspension de deux professeurs d’arts plastiques le mois dernier, trois nouveaux employés de l’Université Jean-Jaurès ont été relevés de leur fonction provisoirement pour « harcèlement sexuel »

Le mois dernier, deux professeurs d’arts plastiques de l’Université Toulouse Jean-Jaurès étaient suspendus par la direction pour « harcèlement sexuel et moral » à la suite de témoignages d’étudiants.

Une mesure similaire vient d’être prise à l’encontre de deux enseignants et d’un bibliothécaire de la même université. Ces cinq suspensions ont été prononcées dans l’attente des résultats d’une enquête de la commission disciplinaire, qui peut durer six mois, a indiqué la direction de l’Université.

Les deux membres du corps enseignant suspendu récemment sont un chercheur rattaché au CNRS et un lecteur d’anglais, a indiqué à l’AFP Farah Deruelle, membre de l’Union des étudiant.e.s de Toulouse (UET).

Selon cette dernière, les témoignages des 17 étudiants portent sur des accusations de «harcèlement sexuel sous diverses formes, allant de blagues misogynes ou remarques déplacées à des propositions sexuelles».

Cellule d'écoute

Lors d’un conseil d’administration, la mise en place d’une cellule d’écoute dédiée «pour accompagner et aider les victimes et témoins de harcèlement sexuel».

Une cellule qui, en l’état ne répondrait pas aux besoins exprimés selon l’UET, car mise en place «sans budget, sans moyens humains ou financiers, sans permanences ou ligne d’écoute, sans même un projet de campagne ou de prévention».