Malgré la défaite, Toulouse n'a pas tout perdu

Hélène Ménal (avec M. B.) - ©2008 20 minutes

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La Ville rose ne reste, pour l'instant, que la capitale européenne de l'aéronautique. Et elle souhaite « bon vent à Marseille ». Hier, quand la nouvelle est tombée sous les ors du Capitole, les quelques bénévoles de l'association Toulouse 2013 présents ont fondu en larmes. Jade et Evely, deux étudiantes qui, depuis trois semaines, tractent et pétitionnent à tours de bras, avaient du mal à cacher leur émotion. « Je suis triste. Mais je suis persuadée que ce beau projet fédérateur va se poursuivre », se consolait Myriam, engagée dans l'aventure depuis trois ans. Le maire socialiste, Pierre Cohen, confirme : « Nous ferons quand même de Toulouse une capitale européenne de la culture. Paradoxalement, notre avantage tient à notre retard. Nous avons un livre blanc à ouvrir, des pages vierges à écrire », assure-t-il. La réaction des autres collectivités locales est à l'unisson.

De fait, il n'y aura pas d'effet label. Mais l'édile a toujours affirmé que la plupart des investissements culturels prévus à Toulouse dans le cadre de la candidature se feraient quand même, « même si le calendrier est différent ». « Il est évident que certains projets, comme la Cité de la musique, ne verront pas le jour. Mais d'autres, comme la Cité de la danse, seront maintenus. Nous n'aurons pas le même élan mais la dynamique se poursuivra », indique pour sa part Vanessa Vierling, la directrice déléguée de la candidature. Une fois la compétition terminée, la politique n'a en tout cas pas tardé à reprendre ses droits. Jean-Luc Moudenc, l'ex-maire centriste, regrette que Pierre Cohen ait géré la dernière ligne droite « à sa façon, sans impliquer le conseil municipal et en écartant ceux qui avaient initié le projet ».

Hier soir, au retour de la délégation, un cocktail était prévu au Capitole. Pour dire « merci et à bientôt ». A l'instar des affiches prémonitoires qui fleurissent déjà depuis quelques jours à Toulouse.