La Ville rose n'a pas à rougir

Benjamin Chapon - ©2008 20 minutes

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Hier, le jury a applaudi la prestation de la délégation toulousaine. Mais il a choisi Marseille. Bordeaux, Toulouse et Lyon se consoleront en apprenant que « chacune des quatre villes aurait pu faire une formidable capitale : la qualité de ces dossiers fait l'honneur de la France », estime Bob Scott, le président du jury. La candidature marseillaise n'a pourtant pas fait dans la folie des grandeurs : budget raisonnable, dossier « sage et sérieux », selon les termes de deux membres du jury... « Marseille est sur une ligne de front, précise Bernard Latarjet, le président de la candidature marseillaise. Les relations entre l'Europe et ses pays méditerranéens sont de plus en plus conflictuelles. Ce qui se joue à Marseille doit servir de modèle à l'Europe. »

Plus politique que réellement culturelle, la candidature retenue a aussi séduit... par ses faiblesses. « Le fait que Marseille est la ville qui avait le plus besoin de ce coup de pouce a vraiment été un argument fort, confesse Bernard Latarjet. A l'instar de Liverpool qui a battu Newcastle en 2008, Marseille est la candidate qui a le plus d'efforts à faire pour être au niveau. » Bob Scott, président en son temps de la candidature de Liverpool, actuelle capitale européenne de la culture, reconnaît que Marseille présentait plusieurs caractéristiques similaires à la ville des Beatles : « Ils ont un meilleur climat et on a une meilleure équipe de football, mais à part cela, il y avait beaucoup de points communs entre les deux projets. » Le maire de la citée phocéenne Jean-Claude Gaudin a accueilli cette victoire sans triomphalisme : « C'est une chance pour nous et pour l'Europe. Mais en matière d'équipement, nous aurons beaucoup à faire. »

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