Sidene, le robot mignon qu'Enedis teste à Toulouse.
Sidene, le robot mignon qu'Enedis teste à Toulouse. — Enedis

FUTUR

Toulouse: Voici Sidène, le droïde électricien qui vient réparer votre compteur (mais pas tout seul)

Au centre-ville de Toulouse, le robot Sidene accompagne les techniciens d’Enedis dans leurs interventions. Il porte les outils, leur évitant les stationnements gênants, et leur fait gagner du temps

  • Enedis teste à Toulouse un robot électricien qui porte les outils de ses collègues humains.
  • Sidene leur évite les stationnements gênants ou le port du matériel sur de longues distances.
  • Il est poli, mignon, et relativement autonome.

Il fait des envieux sur les chantiers qu’il croise au centre de la Ville rose. Sidene, avec ses yeux craquants, sa politesse impeccable, son look rétro et sa panoplie d’outils est un lointain cousin toulousain de R2-D2. Sauf que les « maîtres » que le droïde suit n’ont pas de sabre laser et sont vêtus de bleu. Il s’agit des techniciens d’ Enedis, ceux qui viennent au pied levé réparer les pannes d’électricité et qui, jusqu’ici, n’avaient d’autre choix que de garer leur Kangoo en vrac ou de se trimballer 40 kilos de matériel sur de longues distances.

Les embouteillages qui nuisent à la rapidité d’intervention et les problèmes de stationnement sont la raison d’être de ce robot développé à la demande d’Enedis par la start-up lotoise TwinsHeel, spécialisée dans les robots autonomes.

Premiers tests opérationnels

Le robot Sidene, dans les rue de Toulouse.
Le robot Sidene, dans les rue de Toulouse. - Enedis

Après un an de développement, il effectue ses premiers tests opérationnels. « On se gare dans un parking souterrain, il prend l’ascenseur, puis il nous suit dans les rues jusqu’à l’adresse où nous devons nous rendre », explique Tristan Martinez, chef de pôle à Enedis. Le technicien dirige le droïde en manuel, avec sa manette genre « X-Box », pour les manœuvres difficiles. Le reste du temps, il met Sidene en mode automatique.

Le robot enregistre la silhouette de son « collègue » du moment puis le suit docilement, grimpant même les trottoirs, jusqu’à destination. Avec évidemment un radar anticollision qui lui permet de s’arrêter net si un piéton croise sa trajectoire.

Un appart en ville pour le robot

« Une fois sur place, on prend dans ses casiers les outils dont nous avons besoin puis nous le verrouillons et il nous attend sur le trottoir », poursuit Tristan Martinez. La tournée de lundi, outre les réparations programmées, a permis d’améliorer le rayon de braquage de Sidene sous le porche d’un hôtel particulier. Pour le gain de temps, en revanche, il faudra repasser. « On est interpellé en permanence par des curieux », confie le technicien, sans compter donc les ouvriers des chantiers qui jalousent ce robot porteur d’outils.

Si Sidene continue à tenir ses promesses, Enedis pourrait lui prendre une petite location en centre-ville. Les techniciens viendraient alors le rejoindre en transports en commun. Les mains dans les poches.