Toulouse: La Ville rose va aussi baptiser des rues du nom des victimes de Merah

HOMMAGE Après la ville de Paris dimanche, celle de Toulouse va baptiser des allées des noms des sept victimes de Mohamed Merah

B.C.

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Hommage aux victimes de Mohamed Merah, à la Halle aux grains de Toulouse, le 19 mars 2014.
Hommage aux victimes de Mohamed Merah, à la Halle aux grains de Toulouse, le 19 mars 2014. — F. Lancelot / SIpa
  • Dimanche, la ville de Paris inaugurait deux allées d’un square du 17e arrondissement aux noms d'Arié et Gabriel Sandler ainsi que de Myriam Monsonégo, trois enfants victimes de Mohamed Merah.
  • Le 14 juin, le conseil municipal de Toulouse votera la dénomination de plusieurs allées dans des jardins publics, en hommage aux sept victimes assassinées dans la Ville rose et Montauban en mars 2012.

Depuis dimanche, deux allées d’un square du 17e arrondissement portent les noms d’Arié et Gabriel Sandler ainsi que de Myriam Monsonégo, les trois enfants assassinés le 19 mars 2012 par Mohamed Merah.

Une initiative portée par la Mairie de Paris et qui devrait voir le jour aussi d’ici peu à Toulouse, sept ans après les attaques perpétrées à Toulouse et Montauban par « le tueur au scooter ».

Lors du prochain conseil municipal, me 14 juin, une délibération proposera aux élus de baptiser deux allées situées dans des jardins de la ville du nom des sept victimes, indique France Bleu Occitanie.

Le chemin principal du jardin Michelet, dans le quartier du faubourg Bonnefoy, à quelques encablures du lycée Ohr Torah, portera les noms de Jonathan Sandler, de ses fils Gabriel et Arié, ainsi que celui de Myriam Monsonégo.

La mémoire des trois militaires assassinées, Imad Ibn Ziaten, Abel Chennouf et Mohamed Legouad, sera honorée sur le site de l’ancienne caserne militaire, au jardin Niel. Trois allées porteront leurs noms.

« Il y avait déjà une plaque au square de Gaulle, inaugurée en 2013. Nous réfléchissions depuis plusieurs mois à un lieu adapté en accord avec les familles. L’idée du jardin Michelet a plu à la communauté juive, car Edmond Michelet, résistant, a été déclaré Juste parmi les nations », souligne auprès de 20 Minutes Jean-Michel Lattes, le premier adjoint au maire.

Pas de précipitation

Pour l’élu, même si cette décision arrive sept ans après les attentats, il n’était pas question de précipiter les choses. « La plaque inaugurée en 2013 était un premier acte, sur cette question nous ne voulions pas être dans une course », poursuit Jean-Michel Lattes.

Pour qu’il y ait consensus, l’opposition a été associée au processus de concertation précise le premier adjoint au maire. Une fois la délibération votée, les allées seront renommées lors de cérémonies en présence des familles.