Toulouse: Pourquoi doit-on dire adieu à ce micocoulier, vieux de 80 ans?

CHAMPIGNON Un micocoulier vieux de 80 ans va être abattu mercredi et jeudi, au square de Gaulle, victime d’un champignon

Beatrice Colin

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Victime d'un champignon, le micocoulier du square de Gaulle va être abattu les 15 et 16 mai.
Victime d'un champignon, le micocoulier du square de Gaulle va être abattu les 15 et 16 mai. — B. Colin / 20 Minutes
  • Un micocoulier du square de Gaulle, vieux de 80 ans, va être abattu mercredi et jeudi.
  • Il est victime d’un champignon lignivore, qui le fait pourrir de l’intérieur.
  • Un autre arbre sera remplacé d’ici à la fin de l’année.

Il est planté là depuis 80 ans et continue à faire de l’ombre au Capitole. Pourtant, malgré son beau ramage, les heures du micocoulier du square de Gaulle sont comptées. Cet arbre est rongé de l’intérieur par un champignon baptisé ganoderma resinaceum.

Virulent, l’agent pathogène s’est incrusté il y a dix ans dans ses racines. Il a depuis gagné son tronc et petit à petit le bois pourrit. Au point que le dernier résistographe réalisé « a diagnostiqué une extension et une ampleur des dégradations qui menacent aujourd’hui la stabilité de l’arbre », explique Marie-Pierre Chaumette, adjointe au maire de Toulouse aux jardins et espaces verts.

Par précaution, et pour éviter qu’il tombe lors du prochain coup de vent sur les passants, ses services se sont résolus à l’abattre. Planté à l’angle de la rue du Poids-de-l’Huile et de la rue Roschach, il disparaîtra du square de Gaulle entre mercredi et jeudi.

Un champignon… qui ne se transmet pas

D’ici à la fin de l’année, un autre arbre viendra le remplacer. Comme cela avait été le cas il y a quatre ans, au même endroit, pour remplacer les deux cèdres de l’Himalaya centenaires qui avaient subi le même sort. Tout comme un micocoulier centenaire de Saint-Sernin, abattu en 2015 et qui était classé au patrimoine remarquable des arbres français.

Mais pas de panique, le champignon du micocoulier ne se transmet pas et il n’y a pas de risque d’avoir un abattage massif comme cela est le cas sur les berges du Canal du Midi à cause du chancre coloré.

« Nos experts utilisent régulièrement le résistographe qui mesure la densité du bois et ils alertent quand les dégradations sont trop importantes et posent des problèmes de basculement. Tous les arbres de Toulouse, ceux du square de Gaulle comme tous les autres, sont suivis régulièrement par les cabinets d’experts et le service de l’arbre en ville », rassure Marie-Pierre Chaumette.