Toulouse: Andy Pudding, le plus Toulousain des Britanniques, manie le Brexit avec humour

HUMOUR Un Toulousain d'adoption dégaine son humour très british pour parler (et épingler) le Brexit

Beatrice Colin

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Andy Pudding, un Britannique installé à Toulouse depuis 22 ans, donne un spectacle humoristique sur le Brexit.
Andy Pudding, un Britannique installé à Toulouse depuis 22 ans, donne un spectacle humoristique sur le Brexit. — A. Pudding
  • Andy Pudding, un humoriste anglais, Toulousain d’adoption, se produit en ce moment au théâtre de poche.
  • Son spectacle porte sur le Brexit, et ses conséquences pour les ressortissants anglais.
  • Une actualité traitée de manière décapante, à la sauce british.

Il a décidé d’en rire (et d’en faire rire), plutôt que d’en pleurer. Et pourtant, « si le spectacle est marrant, le Brexit est beaucoup moins rigolo », note Andy Pudding, le plus Britannique des Toulousains qui joue jusqu’à samedi soir son nouveau spectacle « BBC », pour « Brexit Bullshit Crisis » au théâtre de poche.

Installé depuis 22 ans dans la Ville rose, ce professeur d'anglais à l’université Jean-Jaurès est aussi humoriste à temps partiel. Après avoir écumé les scènes de la région avec son « Mad-e in France », l’artiste de 51 ans s’est dit que le thème de son nouvel opus était tout trouvé.

Et il n’y va pas de main morte avec ses concitoyens qui ont décidé de quitter l’Europe, sans qu’il puisse lui, expatrié depuis tant d’années, avoir voix au chapitre. « Cela a été dur, c’est comme si des parents prenaient une décision importante sans consulter leurs enfants », critique Andrew.

Droit de vote

Le droit de vote en France lui sera aussi retiré dès que le Brexit sera acté. « Heureusement je pourrai toujours voter pour The Voice ou Danse avec les Stars », plaisante-t-il. Ce n’est qu’un des aspects du divorce qu’il s’apprête à vivre et dont il s’est nourri pour son spectacle. « Je suis devenu aujourd’hui plus fragile que ma copine marocaine, aujourd’hui c’est moi qui vais demander le mariage et c’est elle qui ne veut pas être avec un sans-papiers », avance-t-il.

Au-delà de l’émotion que la crise du Brexit a fait naître chez ce ressortissant anglais, pas question pour l’heure de prendre la nationalité française. Même s’il se sent très Toulousain, paye ses impôts ici, la paperasse lui fait peur et il estime être « intégré » même s’il n’a pas le passeport qui va avec.

Et pour devenir Français, il faudrait qu’il arrive à bronzer. Et ça, c’est loin d’être gagné.