Toulouse: Le train rapide vers Barcelone est de retour (et les Toulousains l’aiment plus que les Espagnols)

TOURISME Le train rapide «saisonnier» entre Toulouse et Barcelone revient avec le printemps. Il permet de rallier la capitale catalane en 3h12 et transporte beaucoup plus de Français que d’Espagnols

Hélène Ménal

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Un TGV en gare de Barcelone. Illustration.
Un TGV en gare de Barcelone. Illustration. — Renfe-SNCF

Une envie d’escapade sur les Ramblas ? La SNCF et son homologue espagnole, la Renfe, veulent vous faire préférer le train. Comme tous les printemps depuis cinq ans, elles viennent de remettre en service leur train rapide – roulant à la vitesse d’un TGV uniquement dans la partie espagnole du trajet – qui fait le voyage jusqu’à Barcelone en 3h12, soit plus vite qu’en voiture. « C’est vraiment le plus simple, on peut embarquer 2 minutes avant le départ, emporter trois valises et tous les sièges sont équipés de prises électriques », vante Yann Monod, directeur général de « Renfe-SNCF en coopération ».

Le prix d’appel pour cette liaison est à 29 euros le billet, à condition bien sûr d’être très prévoyant. En partance de la Ville rose, le train quotidien, en service jusqu’à fin septembre, démarre à 8h07 de Matabiau. Le retour de Barcelone se fait le soir avec un départ à 18h30.

Une manne touristique à exploiter

A 96 %, les usagers de cette ligne voyagent pour des motifs privés, les loisirs ou une visite familiale. Rien d’étonnant à cela puisque Toulouse est la « ville française la plus espagnole » depuis l’exil des Républicains il y a 80 ans. Près de 16.500 Espagnols y sont recensés par le consulat, sans compter les 3.000 étudiants.

En cinq ans, 400.000 voyageurs ont pris ce train rapide, dont plus de la moitié sont Français et seulement 17 % Espagnols, les autres étant d’autres nationalités. Autant dire qu’il y a beaucoup plus de Toulousains qui font un « city break » à Barcelone que l’inverse. « La culture du train n’est pas la même en Espagne », glisse Yann Monnot qui reconnaît aussi une « différence d’attractivité ». Mais l’Office de tourisme soigne son image au-delà des Pyrénées, en vantant ses nouveautés comme l’Envol des Pionniers et la Halle de la machine. « L’Espagne est un marché prioritaire pour Toulouse, elle représente la première clientèle étrangère [57 %] », rappelle Sylvie Rouillon-Valdiguié, l’adjointe au Tourisme. Convertir les Catalans au train est une option pour exploiter le gisement.