VIDEO. Municipales 2020 à Toulouse: En Marche se prépare (un peu) à jouer sa carte

POLITIQUE La République en Marche veut se mêler au combat municipal à Toulouse. Elle vient de lancer une association qui, éventuellement et en temps voulu, pourra financer une campagne

Helene Menal

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La façade de l'Hotel de ville de Toulouse, place du Capitole.
La façade de l'Hotel de ville de Toulouse, place du Capitole. — Alexandre GELEBART/REA
  • Les « marcheurs » de la Ville rose ont créé l’association « Toulouse & Moi ».
  • Elle doit servir de fer de lance pour concocter un programme pour les municipales 2020 et financer une éventuelle candidature LREM.
  • Le parti présidentiel veut inventer « une nouvelle gouvernance municipale ».

Vont-ils y aller seuls ou trouver des alliances ? Une chose est sûre, à un an de l’échéance, les « marcheurs » de Toulouse ont la ferme intention de se mêler à la bataille du Capitole. La preuve avec l’association « Toulouse & Moi », lancée lundi par Pierre Casteras, le référent départemental de LREM et Marthe Marti, la présidente départementale du MoDem, qui est aussi adjointe au maire dans l’équipe de Jean-Luc Moudenc (LR). D’autres élus de l’actuelle majorité municipale étaient d’ailleurs présents comme Franck Biasotto, Jean-Claude Dardelet ou le député Jean-Luc Lagleize.

La structure n’a pas encore de plateforme Internet ou d’existence numérique comme son «homologue» parisienne, mais « c’est une première étape ». « L’association a pour vocation de partir d’un état des lieux pour instaurer un dialogue avec les Toulousains puis de bâtir avec eux un programme municipal progressiste, assure Pierre Casteras. Nous voulons inventer une nouvelle gouvernance municipale ».

« Toulouse & Moi » prévoit de publier son « audit », qui doit servir de base à la réflexion, à la « mi-avril », une fois que le Président de la République aura tiré les leçons du grand débat national. « Je rappelle qu’il y a 3.200 "marcheurs" ici et que tous les parlementaires toulousains sont de La République en Marche. La ville, on la connaît et on la sent », assure le délégué départemental.

Il envisage de présenter le programme mis sur pied grâce l’association « dans le courant de l’été », avant la désignation d’une éventuelle tête de liste à l’automne par le parti. Pierre Casteras ne veut pas évoquer de nom, il veut se consacrer aux « propositions ».

Réunir des financements

« Toulouse & Moi » ressemble à s’y méprendre aux prémices d’un microparti, du type de l’association Toulouse Métropole Ensemble de Jean-Luc Moudenc, qui peut réunir les dons des particuliers. « On ne va pas mentir, elle peut se transformer juridiquement en microparti », reconnaît Pierre Casteras.

Une façon pour les « marcheurs » de dire qu’ils se donnent les moyens de partir seuls aux municipales 2020 si une alliance s’avère impossible avec un autre candidat.