Toulouse: Ils ont 48 heures pour créer un jeu vidéo «scientifique»

GEEK Pour la première fois, une Scientific Game Jam, un concours de création de jeux vidéo en un temps limité, est organisé au Quai des Savoirs le week-end prochain

Julie Rimbert

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Illustration d'un jeu vidéo.
Illustration d'un jeu vidéo. — NICOLAS MESSYASZ/SIPA
  • Du 29 au 31 mars, le Quai des Savoirs organise un concours de création de jeux vidéo limité sur deux jours.
  • Les participants à ce Scientific Game Jam devront imaginer un prototype de jeu autour d'un sujet scientifique, présenté par un doctorant.
  • Le public peut assister à la présentation des jeux, à la fin de la manifestation.

Ils vont s’enfermer durant deux jours à l’intérieur du Quai des Savoirs en mode gamers ! Du 29 au 31 mars, l’espace culturel dédié à la recherche et à l’innovation scientifique organise pour la première fois une  Scientific Game Jam. Un drôle de nom pour une manifestation où six équipes vont créer en un temps limité un jeu vidéo, qui aura pour contrainte de s’articuler autour d’une thématique de recherche scientifique.

Car les équipes participantes mêlent diverses compétences : un game designer chargé de la conception, de l’histoire et des mécanismes du jeu, un graphiste, un programmeur, un sound designer et surtout un doctorant qui jouera le rôle de chef d’orchestre en expliquant le sujet de sa thèse.

Présenter un prototype

« L’idée, c’est de parler des sciences autrement et de mobiliser différentes compétences afin qu’ils travaillent tous ensemble, explique Laurent Chicoineau, directeur du Quai des Savoirs. Le doctorant apporte le contenu scientifique de ses recherches et dit comment le mettre en scène, tout en favorisant la créativité des participants ».

Le but n’est pas de créer un jeu vidéo en entier mais au moins de présenter un prototype au bout de ce week-end marathon. Les participants peuvent évidemment s’inspirer de ce qui existe déjà en matière de jeux vidéo. « Ils peuvent donner vie ou pas à des personnages, faire de la 2D ou de la 3D, ou même imaginer un jeu immersif », détaille Laurent Chicoineau.

Résultats le 31 mars

Muriel Ehmig, doctorante en première année de thèse au Laboratoire d’Agro-Physiologie de l’Ecole d’ingénieur de Purpan, en collaboration avec SNCF Réseau, travaille sur l’ensemencement choisi des voies de services en alternative à l’utilisation du glyphosate. Elle va participer au Scientific Game Jam, curieuse de voir quel jeu vidéo sera imaginé autour de son sujet de recherche.

« Afin d’empêcher le développement de végétaux envahissants sur ces voies non utilisées, l’ensemencement permettra d’effectuer une concurrence végétale efficace, souligne la jeune femme qui a prévu de prendre son duvet et un matelas pour camper au Quai des Savoirs. J’aime l’idée de partager mon sujet afin de communiquer dessus. Le jeu vidéo, c’est une nouvelle technique d’approche sur mon sujet, dont je pourrais peut-être me servir ensuite ».

Le 31 mars, à 17 heures, les projets des six équipes seront présentés au public et à un jury de professionnels.