Municipales à Toulouse: Le Parti socialiste s’interroge sur la désignation de sa tête de liste

PRIMAIRE Devant la faiblesse du parti depuis 2017, certains se demandent s’il faut vraiment en passer par un vote interne, comme d’habitude

Rachel Garrat-Valcarcel
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Illustration de la place du capitole a Toulouse, du fronton du Capitole.
Illustration de la place du capitole a Toulouse, du fronton du Capitole. — Alexandre GELEBART/REA Alexandre GELEBART/REA

Les élections municipales, c’est déjà dans un an. Après le retour de Toulouse à droite en 2014, le Parti socialiste, qui a dirigé la ville de 2008 à 2014 avec Pierre Cohen, veut croire en ses chances. Mais qui mènera les troupes ? Les candidats et candidates se bousculent au portillon.

Traditionnellement, ce sont les militants et militantes, par un vote, qui tranchent. Mais cette fois, si on en croit La Dépêche du midi, certains estiment que ce n’est peut-être pas le meilleur moyen. Comme partout dans le pays, le PS est en très grande difficulté. En 2017, Benoît Hamon n’a obtenu que 10 % dans ce bastion de la gauche aux élections nationales. « À quoi ça rimerait d’être investi par 250 personnes ? », lâche une source au journal local.

Un accord entre deux des trois candidats ?

L’hypothèse en vogue serait de désigner un ticket : avec Nadia Pellefigue comme tête de liste, pour la mairie de Toulouse, et Claude Raynal candidat pour la Métropole. Romain Cujives, autre candidat déclaré, ne fait pas parti de ce deal. Le nom de l’ancien sénateur de l’Ariège et président du Sénat, Jean-Pierre Bel, est aussi avancé.

Cette hypothèse d’un accord avant le vote, le premier fédéral des socialistes de la Haute-Garonne ne semble pas vouloir en entendre parler. « Elle n’a jamais été évoquée », dit même Sébastien Vincini à La Dépêche. Qui voit son parti en meilleure santé que d’autres : ce sont d’après lui au moins 517 militants et militantes qui pourraient être appelés aux urnes lors d’un vote interne.