Toulouse

« L'image de la mondialisation heureuse se ternit »

Patrick Ramonatxo

Patrick Ramonatxo

Coprésident d'Attac Toulouse.

Attac organise à nouveau son université citoyenne à Toulouse*. La ville est-elle altermondialiste ?

Attac Toulouse est un des gros comités locaux. On essaie de s'activer sur l'Europe ou encore dans le collectif de défense du service public et anti-OGM, très dynamique.

Comment la société a-t-elle évolué depuis la création d'Attac il y a dix ans ?

Cela se dégrade même si l'image de la mondialisation heureuse se ternit. Les crises immobilières, financières et alimentaires confirment ce que nous disons depuis dix ans sur le monde libéral fondé sur la finance et la rentabilité des actionnaires au détriment de la valorisation du travail.

Quel rôle peut jouer Attac ?

Celui d'un mouvement d'éducation populaire en participant aux mouvements sociaux, en montrant d'autres alternatives, en ayant une analyse critique et fiable des dégâts du néolibéralisme.

Attac a l'image d'un mouvement plus intellectuel que populaire...

Nos idées commencent à avoir une résonance, mais il y a un effort à faire pour s'approcher des populations qui sont le plus en difficultés. A Toulouse, nous allons multiplier les réunions, réfléchir à des actions pour être plus visibles, à une convergence avec syndicats et mouvements écologistes et sociaux.

Vos idées peuvent-elles prendre forme localement ?

Nous sommes en contact avec la mairie à travers, par exemple, l'association Eau Secours sur la question de la remunicipalisation de l'eau. Cela peut également être le cas sur les OGM ou le service minimum.